« Contre les États-Unis, nous jouerons déjà une petite finale », a d’ailleurs affirmé Ronaldinho, seul prodige d’une équipe privée de la majeure partie de ses champions du monde (Ronaldo, Roberto Carlos, Rivaldo...) mais qui n’a, lui non plus, pas fait d’étincelles contre le Cameroun.
Une « petite finale » car, avant la deuxième journée, le vainqueur du dernier Mondial est lanterne rouge du groupe B, juste derrière les États-Unis, certes également battus, par la Turquie, mais qui ont au moins réussi à marquer (1-2).
Jeudi, la Seleçao « bis » retrouvait le Stade de France, théâtre de la défaite face aux Bleus en finale du Mondial 98. Et cela ne lui a pas réussi, car la faillite a été collective.
Absence de liant, manque de vitesse et, un comble quand il s’agit du Brésil, niveau technique moyen: les carences affichées face au Cameroun sont préoccupantes. Charge au sélectionneur Carlos Alberto Parreira de trouver des solutions avant d’affronter les États-Unis, une équipe toutefois moins dangereuse que les Lions indomptables malgré sa place de quart-de-finaliste au Mondial 2002.
« Le Cameroun a bien su défendre et nous a bien tenus, surtout en première mi-temps où nous avons manqué de vitesse et de pénétration, a reconnu Parreira. Maintenant, nous devons gagner les deux prochains matches pour espérer atteindre la finale. »
Premier chantier, les ailes. Winfried Schaefer, le sélectionneur allemand du Cameroun, avait insisté sur ce point avant d’affronter les Auriverde, qui ont été muselés sur les côtés. « Cela nous a posé un problème », a reconnu Parreira.
Celui-ci peut également s’inquiéter du manque de créativité de sa formation. Ricardinho, le meneur, n’a pas su donner d’air au jeu brésilien, et Ronaldinho, qui peut pourtant faire basculer un match à lui seul, a déçu, comme certaines fois cette saison avec son club, le PSG. En outre, contre les Américains, il faudra bien que le Brésil se trouve un buteur. Luis Fabiano est blessé et Adriano n’a pas été dangereux jeudi. « Il a été très bien marqué par les Camerounais et je l’ai remplacé par Ilan, pour apporter plus de vitesse », a expliqué Parreira.
Enfin, la dernière interrogation concerne la forme physique des deux équipes, qui jouent deux jours seulement après leur premier match. « Il ne faut pas baisser la tête », a déjà prévenu Parreira, qui sait que le pays aux cinq titres mondiaux ne lui pardonnerait pas un faux pas, même dans une compétition mineure.


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