Quatre gardiens de la plus grande prison de New York ont été inculpés pour le vol, dans les locaux de la prison, d’une œuvre originale que le peintre espagnol Salvador Dali avait offerte en 1965 aux détenus. Début mars, l’administration pénitentiaire s’aperçoit que ce tableau sur papier du maître espagnol, accroché dans la salle des visites de la prison de Riker’s Island, a été remplacé par une pâle copie. Les gardiens sont immédiatement soupçonnés, d’autant qu’une étrange alerte incendie avait été organisée la veille. Après quelques semaines d’enquête, la police a arrêté quatre gardiens, qui ont été inculpés de vol qualifié et risquent jusqu’à 15 ans de prison. À la demande d’Anna Moscowitz, responsable de l’administration pénitentiaire de la ville qui avait rencontré l’un de ses amis, Salvador Dali avait accepté le 26 février 1965 le principe d’une visite aux détenus de Riker’s Island. Mais le jour prévu, Dali a de la fièvre. Il renonce à se déplacer mais peint sur du papier, en deux heures dans la suite de son hôtel, une crucifixion qu’il dédicace dans le coin gauche : « Pour le réfectoire de Riker’s Island. S.D. ». Pendant des années, le tableau trône dans la pièce, puis tombe dans l’oubli. Les initiales S.D. ne disent plus rien à personne. Un jour de mars 1981, une tasse de café lancée pendant une bagarre brise la glace protectrice et tache l’œuvre. L’administration la redécouvre et, à court d’argent, songe à la vendre. Elle est alors estimée 175 000 dollars (le triple aujourd’hui). Le projet est abandonné. Dali meurt en 1989 et sa Crucifixion est reléguée dans un couloir. Après une question de journaliste, elle est une nouvelle fois redécouverte et installée dans la salle des visites. « Qui aurait cru qu’elle aurait été davantage en sécurité dans la cafétéria?» a commenté, au cours d’une conférence de presse, Rose Gill Hearn, de la mairie de New York.
Quatre gardiens de la plus grande prison de New York ont été inculpés pour le vol, dans les locaux de la prison, d’une œuvre originale que le peintre espagnol Salvador Dali avait offerte en 1965 aux détenus. Début mars, l’administration pénitentiaire s’aperçoit que ce tableau sur papier du maître espagnol, accroché dans la salle des visites de la prison de Riker’s Island, a été remplacé par une pâle copie. Les gardiens sont immédiatement soupçonnés, d’autant qu’une étrange alerte incendie avait été organisée la veille. Après quelques semaines d’enquête, la police a arrêté quatre gardiens, qui ont été inculpés de vol qualifié et risquent jusqu’à 15 ans de prison. À la demande d’Anna Moscowitz, responsable de l’administration pénitentiaire de la ville qui avait rencontré l’un de ses...
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