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Coupet, un Bleu avec du vague à l’âme

Blessé par le refus opposé à sa demande de prolongation de contrat à Lyon, Grégory Coupet, qui s’apprête à disputer la Coupe des confédérations avec l’équipe de France, se dit aujourd’hui prêt à « tourner la page » avec le club champion de France.
Indissociable de la réussite lyonnaise, le suppléant de Fabien Barthez chez les Bleus est amer.
Au lendemain du deuxième titre conquis par l’OL, le président Jean-Michel Aulas a refusé de prolonger son bail avec les Gones.
« On n’est, peut-être, pas loin de tourner la page », explique Coupet, qui a rejoint les Bleus au Centre technique national de Clairefontaine pour préparer la Coupe des confédérations (18-29 juin). « Je me suis investi dans ce club, je ne pense pas avoir été un frein à sa progression, continue-t-il, visiblement très touché. J’espérais un peu plus “d’amour”. »
Révélée au bihebdomadaire France-Football mardi, le vague à l’âme du natif du Puy-en-Velay n’a pourtant pas eu l’air d’émouvoir les dirigeants de l’OL. « Je n’ai aucune nouvelle », note-t-il, sans pour autant regretter d’avoir publiquement fait part de sa déception : « Je ne pouvais pas garder tout cela pour moi. Je suis franc. »
« Il n’y a pas de cadeau dans ce métier, insiste-t-il encore. Mais je marche à l’affectif. Et je pensais qu’on en ferait un peu plus preuve à mon égard après sept ans passés à l’OL. »

Angleterre ou Espagne
À 30 ans, Coupet (3 sélections) ne dirait pas non à un transfert alors qu’il se voyait terminer sa carrière à l’OL il y a quelques jours encore. « J’attends d’avoir une proposition pour l’analyser. Mais, pour l’instant, même s’il y a des bruits, il n’y a rien concrètement », avoue-t-il, ajoutant que deux championnats l’intéressent, ceux de l’Angleterre et de l’Espagne.
« Les conditions sont difficiles : il faut trouver un club qui cherche un gardien, qui peut racheter trois ans de contrat et qui dispute la Ligue des champions », poursuit-il, sans écarter la possibilité de rester dans le Rhône. « Il me reste trois ans de contrat, dit-il. Je les ferai avec grand plaisir et consciencieusement. Lyon c’est le “top”, j’ai tout pour y être bien. J’ai conscience de ce que je peux perdre. Mais, sur le plan sentimental, cela sera différent, j’aurais du mal à être aussi heureux qu’avant. J’ai eu le tort d’attendre quoi que ce soit. Ce n’était pourtant pas une question d’argent. » « Cela m’a saoulé, j’ai mal dormi », déplore le gardien, qui entend désormais profiter des Bleus, avec lesquels il a déjà remporté la Coupe des confédérations en 2001, pour s’aérer. « J’ai encore plus envie de m’entraîner et de me défouler », souligne l’incontestable n° 2 derrière Barthez. Le rythme rapproché des matches au 1er tour (trois matches en cinq jours) lui permettra peut-être même de fêter sa quatrième sélection.
Et pourquoi pas lors du premier d’entre eux, le 18 juin à Gerland face à la Colombie. Une perspective qui redonne le sourire à Coupet : « C’est important que ma famille me voit avec le maillot bleu... Même si c’est seulement à l’échauffement. »
Blessé par le refus opposé à sa demande de prolongation de contrat à Lyon, Grégory Coupet, qui s’apprête à disputer la Coupe des confédérations avec l’équipe de France, se dit aujourd’hui prêt à « tourner la page » avec le club champion de France.Indissociable de la réussite lyonnaise, le suppléant de Fabien Barthez chez les Bleus est amer.Au lendemain du deuxième titre conquis par l’OL, le président Jean-Michel Aulas a refusé de prolonger son bail avec les Gones.« On n’est, peut-être, pas loin de tourner la page », explique Coupet, qui a rejoint les Bleus au Centre technique national de Clairefontaine pour préparer la Coupe des confédérations (18-29 juin). « Je me suis investi dans ce club, je ne pense pas avoir été un frein à sa progression, continue-t-il, visiblement très touché. J’espérais...