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Changes et Bourses Hésitation du dollar et de l’euro

L’euro et le dollar restaient relativement stables hier sur les marchés des changes internationaux, après la publication de statistiques sur l’emploi et les ventes de détail aux États-Unis et les propos tenus par le président de la BCE devant le Parlement européen à Bruxelles. En outre, des rumeurs d’intervention de la Banque du Japon pour endiguer la force du yen ont également contribué à la stabilité des taux de changes. Les opérateurs ont donc été rassurés par les propos de Duisenberg, rejetant les craintes de déflation tant dans la zone euro que dans les différents pays qui la composent ainsi que par les fondamentaux de l’économie US. À cet égard, ils ont accueilli avec soulagement la hausse inattendue de 0,1 % des ventes de détail aux États-Unis le mois dernier contre une baisse de 0,3 % en avril et la baisse des demandes d’allocations chômage de 17 000 la semaine dernière (à 430 000), laissant envisager une reprise conjoncturelle. Pourtant, l’annonce d’une baisse de 1,5 % des ventes des entreprises US et d’une hausse de 0,1 % de leurs stocks en avril a jeté un peu de l’ombre sur le marché, dans la crainte que ce phénomène n’entraîne un nouvel assouplissement de la politique monétaire de la Fed. En effet, plusieurs opérateurs ont estimé devoir rééquilibrer leurs portefeuilles, ce qui a empêché le dollar de se reprendre en fin de journée. Il s’est en effet négocié finalement à New York sur un ton hésitant à la hausse comme à la baisse à 1,1760 pour un euro contre 1,1750 la veille, à 1,6680 pour un sterling contre 1,6675, à 1,3110 FS contre 1,3095 et à 117,60 yens contre 117,70.

Les Bourses légèrement haussières
En Bourse, les marchés américains ont terminé en petite hausse, des prises de bénéfices entravant la progression de la cote après un bon démarrage dans le sillage de la séance de mercredi. Selon les analystes, les chiffres économiques publiés hier pourraient avoir donné aux investisseurs une petite excuse pour prendre des bénéfices, surtout en ce qui concerne la baisse des ventes des entreprises américaines en avril. Pourtant, les technologiques ont profité des prévisions plutôt optimistes de l’Association de l’Industrie des semi-conducteurs (SIA). En clôture, Wall Street a gagné seulement 0,15 % à 9 196,55 points et le Nasdaq 0,46 % à 1 653,62 points.
Les Bourses européennes sont parvenues à engranger une 3e journée de hausse hier, menée par le bond des actions les plus sensibles aux espoirs d’amélioration du cycle économique. L’annonce par l’Organisation mondiale de la santé que l’épidémie SRAS touche à sa fin a soutenu les valeurs du tourisme. C’est ainsi que l’Extra Dax s’est adjugé en hausse de 1,3 % à 3 219,47 points, le CAC 40 de 0,97 % à 3 152,16 points et le Footsie 0,27 % à 4 161,30 points.
À Beyrouth, le climat entourant le marché des changes n’a subi aucun changement, le dollar continuant à être offert en quantités suffisantes pour subvenir aux besoins de la demande. Cela étant et compte tenu du maintien par la BDL de sa fourchette d’intervention entre 1 501 et 1 514 LL, le billet vert devait être invariablement fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL et négocié entre 1 513,50 et 1 514 LL. À la Bourses de Beyrouth, c’était le statu quo hier avec le maintien de 100 actions A et de 16 346 actions B de Solidere à 5 $ pour chacune des deux catégories.
Élie KAHWAGI
L’euro et le dollar restaient relativement stables hier sur les marchés des changes internationaux, après la publication de statistiques sur l’emploi et les ventes de détail aux États-Unis et les propos tenus par le président de la BCE devant le Parlement européen à Bruxelles. En outre, des rumeurs d’intervention de la Banque du Japon pour endiguer la force du yen ont également contribué à la stabilité des taux de changes. Les opérateurs ont donc été rassurés par les propos de Duisenberg, rejetant les craintes de déflation tant dans la zone euro que dans les différents pays qui la composent ainsi que par les fondamentaux de l’économie US. À cet égard, ils ont accueilli avec soulagement la hausse inattendue de 0,1 % des ventes de détail aux États-Unis le mois dernier contre une baisse de 0,3 % en avril et la...