Entre son arrestation pour avoir défié une décision de justice interdisant la semaine d’action et sa remise en liberté, M. Tsvangirai avait été accompagné par la police devant la Haute Cour pour assister, avec deux autres dirigeants de son parti, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), également inculpés, à son procès pour « trahison ». Plusieurs autres dirigeants du MDC ont été arrêtés hier, dont le maire de Bulawayo (sud-ouest), deuxième ville du pays. Le secrétaire général du MDC, Welshman Ncube, que la police avait tenté d’arrêter en vain pendant le week-end, a également été entendu par la police. Entre-temps, la peur s’est installée dans les rues de la capitale zimbabwéenne, Harare, investie par les policiers antiémeutes et les miliciens du parti au pouvoir. Hier après-midi, la police antiémeutes a tiré des gaz lacrymogènes dans l’une des artères principales de la capitale, forçant des dizaines de passants à se jeter à terre : plusieurs ont ensuite été battus à coups de matraques et de fouets. Le gouvernement avait promis « paix et sécurité » aux habitants d’Harare pendant la semaine d’action de l’opposition, affirmant qu’ils pourraient circuler en toute tranquillité dans le centre-ville.
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Zimbabwe L’opposant Tsvangirai brièvement arrêté puis relâché, violents heurts à Harare
le 03 juin 2003 à 00h00
Entre son arrestation pour avoir défié une décision de justice interdisant la semaine d’action et sa remise en liberté, M. Tsvangirai avait été accompagné par la police devant la Haute Cour pour assister, avec deux autres dirigeants de son parti, le Mouvement pour le changement démocratique (MDC), également inculpés, à son procès pour « trahison ». Plusieurs autres dirigeants du MDC ont été arrêtés hier, dont le maire de Bulawayo (sud-ouest), deuxième ville du pays. Le secrétaire général du MDC, Welshman Ncube, que la police avait tenté d’arrêter en vain pendant le week-end, a également été entendu par la police. Entre-temps, la peur s’est installée dans les rues de la capitale zimbabwéenne, Harare, investie par les policiers antiémeutes et les miliciens du parti au pouvoir. Hier après-midi, la police antiémeutes a tiré des gaz lacrymogènes dans l’une des artères principales de la capitale, forçant des dizaines de passants à se jeter à terre : plusieurs ont ensuite été battus à coups de matraques et de fouets. Le gouvernement avait promis « paix et sécurité » aux habitants d’Harare pendant la semaine d’action de l’opposition, affirmant qu’ils pourraient circuler en toute tranquillité dans le centre-ville.

