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Cyclisme Simoni tourne une page rose du Giro(PHOTO)

Le grimpeur italien Gilberto Simoni a tourné une page rose du Tour d’Italie, hier, à Milan, sur une deuxième victoire, au terme de la 21e étape, un contre-la-montre de 33 kilomètres gagné par l’Ukrainien Serhiy Honchar. Simoni, 31 ans, a dominé très nettement cette 86e édition, deux ans après avoir gagné une course éclipsée par le blitz de San Remo annonciateur d’autres affaires. Le grimpeur du Trentin a dû d’ailleurs quitter la course rose l’an passé à cause d’un contrôle positif (cocaïne) dont il a été blanchi ensuite par la justice de son pays et par l’autorité sportive. Le Giro, secoué par le dopage ces dernières années, n’a donné lieu cette fois à aucun scandale, au long d’un parcours de 3 485,5 kilomètres menant de Lecce à Milan. Le constat a soulagé le cyclisme italien, qui craignait de voir chanceler la principale course par étapes du pays, le deuxième grand tour national par ordre d’importance. « C’est un merveilleux retour au passé le plus authentique », s’est félicitée l’association des coureurs italiens en évoquant un cyclisme « vrai et humain ».

Le Tour des Italiens
Les sceptiques soulignent que nombre de coureurs figurant en haut du classement ont été suspendus ou arrêtés provisoirement à un moment ou à un autre de leur carrière. Les optimistes, qui croient aussi en la repentance, préfèrent retenir des signes de changement dans la course elle-même. Contrairement à certaines éditions passées, les rouleurs ont souffert en montagne et les grimpeurs n’ont pas rivalisé avec les spécialistes dans les contre-la-montre. Hormis quelques « performances » suspectes, au deuxième niveau de la course, les résultats ont été jugés crédibles par les observateurs. En revanche, le classement final a souligné les limites de la participation au Giro, devenu le Tour des Italiens. En l’absence de grand champion étranger, les coureurs de la péninsule se sont taillé la part du lion, tant pour les succès d’étape (16 sur 21) qu’au bilan général (3 dans les 4 premiers) dominé par Simoni. La supériorité du vainqueur final s’est manifestée en montagne. Trois victoires (Monte Zoncolan, Alpe de Pampeago, Cascata del Toce) et deux deuxièmes places ont sanctionné sa domination dans les cinq arrivées au sommet de l’épreuve.

Popovych, la révélation
L’Italien Alessandro Petacchi, vainqueur de six étapes au sprint, a marqué également cette édition qui a permis au champion du monde, l’Italien Mario Cipollini, de s’imposer à deux reprises et de parvenir à un total de 42 succès d’étape, mieux que le record d’Alfredo Binda remontant à l’avant-guerre. Cipollini a abandonné ensuite sur chute et Petacchi a été déclaré hors délais dans la grande étape alpestre (Chianale) rendue infernale par l’orage et la grêle (41 coureurs à la maison). Au classement final, Simoni a précédé de 7 min 06 sec l’Italien Stefano Garzelli et de 7 min 11 sec l’Ukrainien Yaroslav Popovych (23 ans), la révélation de l’épreuve pour sa deuxième participation. Le Trentin, qui est apparenté par alliance à Francesco Moser (sa femme est la nièce de l’ancien champion), a annoncé son intention de défier maintenant l’Américain Lance Armstrong dans les cols du Tour de France. « Il n’a jamais eu affaire à un vrai grimpeur », a estimé ce montagnard, fort, courageux et têtu, selon la description de ses proches. Mais, pour les « tifosi », ce Giro restera aussi celui de la réhabilitation de Marco Pantani.
Le « pirate » déchu est redevenu un coureur (14e au classement final) qui veut maintenant courir le Tour. Quitte à passer par le biais (hypothétique) d’un accord avec l’équipe de Garzelli, pour le sommet de la saison en juillet.
Le grimpeur italien Gilberto Simoni a tourné une page rose du Tour d’Italie, hier, à Milan, sur une deuxième victoire, au terme de la 21e étape, un contre-la-montre de 33 kilomètres gagné par l’Ukrainien Serhiy Honchar. Simoni, 31 ans, a dominé très nettement cette 86e édition, deux ans après avoir gagné une course éclipsée par le blitz de San Remo annonciateur d’autres affaires. Le grimpeur du Trentin a dû d’ailleurs quitter la course rose l’an passé à cause d’un contrôle positif (cocaïne) dont il a été blanchi ensuite par la justice de son pays et par l’autorité sportive. Le Giro, secoué par le dopage ces dernières années, n’a donné lieu cette fois à aucun scandale, au long d’un parcours de 3 485,5 kilomètres menant de Lecce à Milan. Le constat a soulagé le cyclisme italien, qui craignait...