Rechercher
Rechercher

Actualités

L’Asrii, interlocutrice obligée des Américains

L’Assemblée suprême de la révolution islamique en Irak (Asrii) s’est érigée en interlocutrice obligée des Américains pour la reconstruction de l’Irak, malgré le fait que cette organisation fondamentaliste chiite est soutenue par l’Iran. L’Asrii, dont le chef Mohammad Baqer Hakim est rentré samedi au pays après 23 années d’exil iranien, était en effet la principale organisation d’opposition à Saddam Hussein représentant les chiites, communauté religieuse majoritaire en Irak comme en Iran. Elle a pris part de bout en bout aux discussions pour l’avenir de l’Irak, depuis la conférence de Londres en décembre 2002 jusqu’à aujourd’hui. Avec le Congrès national irakien (CNI) d’Ahmed Chalabi, l’Union patriotique du Kurdistan (UPK) de Jalal Talabani, le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) de Massoud Barzani et l’Entente nationale irakienne (Eni) d’Iyad Allaoui, elle appartient au « conseil des cinq » préfigurant la future autorité intérimaire. Preuve de l’influence exercée par les Iraniens, qui accueillent sur leur sol la plus importante communauté irakienne expatriée, l’Asrii a d’abord été dirigée par l’actuel chef de l’autorité judiciaire iranienne, Mahmoud Hachémi Chahroudi. L’ayatollah Hakim et l’Asrii d’une part, et l’Iran d’autre part n’ont eu de cesse d’affirmer l’indépendance de l’organisation, de plus en plus fortement à mesure que la crise irakienne s’amplifiait. Les accusations de collusion ont été renforcées par la présence en Iran de la brigade Badr, bras armé dont s’est dotée l’Asrii après sa création. Selon le secrétaire américain à la Défense, Donald Rumsfeld, ce corps militaire, estimé par des sources diplomatiques à 10 000 ou 15 000 hommes, serait « entraîné, équipé et commandé » par les Gardiens de la révolution, l’armée idéologique iranienne. La brigade Badr, ainsi que l’Asrii, grâce au réseau clandestin de correspondants qu’elles entretiennent en Irak, ont activement participé à l’insurrection chiite au lendemain de la guerre du Golfe, en 1991, et sévèrement réprimée par Saddam Hussein.
L’Assemblée suprême de la révolution islamique en Irak (Asrii) s’est érigée en interlocutrice obligée des Américains pour la reconstruction de l’Irak, malgré le fait que cette organisation fondamentaliste chiite est soutenue par l’Iran. L’Asrii, dont le chef Mohammad Baqer Hakim est rentré samedi au pays après 23 années d’exil iranien, était en effet la principale organisation d’opposition à Saddam Hussein représentant les chiites, communauté religieuse majoritaire en Irak comme en Iran. Elle a pris part de bout en bout aux discussions pour l’avenir de l’Irak, depuis la conférence de Londres en décembre 2002 jusqu’à aujourd’hui. Avec le Congrès national irakien (CNI) d’Ahmed Chalabi, l’Union patriotique du Kurdistan (UPK) de Jalal Talabani, le Parti démocratique du Kurdistan (PDK) de Massoud...