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Mixed-médias de Mona Jabbour chez Zico House Zico House (rue Spears – Sanayeh) accroche, jusqu’au 9 mai, quarante-six mixed-médias signés Mona Jabbour. L’artiste, professeur à la LAU, est diplômée de la Chelsea School of Art, puis du Goldsmith’s College of Art de Londres et enfin de la BUC (actuellement LAU). Elle a également suivi une formation de céramiste et une spécialisation en peinture à l’académie Pietro Vannuci de Pérouse, en Italie, et à la Pratt Institute de Brooklyn, New York. Au moyen de formes et de couleurs, Mona Jabbour fait un tour d’horizon complet de la planète, de ses éléments, du cosmos... Mais aussi des idées et des émotions. Sous les plages de couleurs, posées souvent à l’intérieur d’un carré ou d’un rectangle, des bandes adhésives, des bouts de tissus, des plaques de fer martelé, de la paille cannelée donnent du relief à la toile et esquissent ainsi des paysages non visibles de prime abord. La palette douce ou sombre, en camaïeu ou en contrastes de tonalités, donne ensuite, par des rayures horizontales ou des bandes longitudinales, une atmosphère. Les Rêves sont en bandes rose, gris et mauve. Le Mirage est naturellement couleur sable et eau. Le Silence est une sorte d’écran bleu sur fond bois de rose... Et l’on continue ainsi avec l’Eau (bleue évidemment), la Terre (couleur gris et ocre), les Extraterrestres, le Visionnaire, la Transcendance, la Sérénité, la Tristesse, etc., traités par variations de couleurs rythmées. Photos de femmes de Laya Rahman au « Zinc » Le Zinc (Sodeco), pub-restaurant bien connu des noctambules beyrouthins, prête ses murs de temps à autres à de jeunes artistes, peintres ou photographes. Jusqu’au 6 juin, c’est Laya Rahman, une photographe-réalisatrice de 26 ans, diplômée de la Parsons School of Design (Paris puis New York), qui y affiche une dizaine de photos. En noir et blanc ou en couleurs, de grand format (120 x 80 et 150 x 100), des portraits de femmes. Des photos glamours ou romantiques qui, pour certaines, semblent de prime abord très sexuelles, alors qu’elles ne le sont pas forcément. Du moins, selon leur auteur. « Dans Girls don’t cry – un cliché en noir et blanc où l’on voit deux femmes enlacées – il ne s’agit pas d’amour mais de réconfort », indique Laya Rahman. Idem pour la photo d’une « bimbo » en sous-vêtement sexy récurant les toilettes et intitulée Vie privée, qui est en fait une dénonciation des clichés des médias. Vous l’aurez compris, vous avez là des images insolentes, provocantes et qui jouent sur l’équivoque, pour dénoncer, sous le côté esthétique et papier brillant, quelques poncifs et idées reçues... Z.Z.
Mixed-médias de Mona Jabbour chez Zico House Zico House (rue Spears – Sanayeh) accroche, jusqu’au 9 mai, quarante-six mixed-médias signés Mona Jabbour. L’artiste, professeur à la LAU, est diplômée de la Chelsea School of Art, puis du Goldsmith’s College of Art de Londres et enfin de la BUC (actuellement LAU). Elle a également suivi une formation de céramiste et une spécialisation en peinture à l’académie Pietro Vannuci de Pérouse, en Italie, et à la Pratt Institute de Brooklyn, New York. Au moyen de formes et de couleurs, Mona Jabbour fait un tour d’horizon complet de la planète, de ses éléments, du cosmos... Mais aussi des idées et des émotions. Sous les plages de couleurs, posées souvent à l’intérieur d’un carré ou d’un rectangle, des bandes adhésives, des bouts de tissus, des plaques de fer...