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Un charnier à Babylone témoigne de l’atrocité du régime de Saddam Hussein

Des habitants de Babylone, à une centaine de kilomètres au sud de Bagdad, ont découvert un charnier à la sortie sud de la ville, d’où ils ont déjà exhumé les restes de 35 cadavres datant apparemment de 1991. Par provocation ou par négligence, les tortionnaires du régime déchu de Saddam Hussein ont choisi d’enterrer les victimes à quelques centaines de mètres d’un mausolée chiite, celui de Bakr ben Ali ben Bakr, dont le dôme vert domine le paysage de champs plats. Dans la confusion générale, les gens continuent à dégager un ossement par ici, un bout d’habit par là. Des habitants, creusant à la pelle, sortaient des ossements et des crânes qu’ils rassemblaient en petits tas. Parmi les cadavres, des ossements d’enfants de 10 à 12 ans, selon des Marines américains, arrivés sur les lieux. Selon des habitants accourus sur le site, le charnier date du soulèvement populaire ayant suivi la guerre du Golfe en 1991 et réprimé dans le sang par le régime de Saddam Hussein. Les USA auraient utilisé plus de bombes à fragmentation qu’ils ne l’ont déclaré L’armée américaine pourrait avoir utilisé plus de bombes à fragmentation dans la guerre en Irak qu’elle n’a bien voulu l’admettre, avance l’hebdomadaire Time dans son édition d’aujourd’hui. Le général Richard Myers, chef d’état-major, a indiqué fin avril que près de 1 500 bombes à fragmentation avaient été larguées pendant l’opération Liberté pour l’Irak dont seulement 26 avaient touché des cibles proches de zones civiles, faisant un mort. Mais ses affirmations sont mises en doute par les bilans des hôpitaux, les témoignages de civils et des responsables de la Défense civile de plusieurs villes irakiennes, selon l’hebdomadaire qui cite notamment le responsable de la Défense civile de Kerbala, Abdul-Karim Mussan. Ce dernier affirme que ses hommes récupèrent un millier de mini-bombes à fragmentation par jour dans des zones non considérées comme des cibles par l’armée américaine. Le chirurgien en chef à l’hôpital al-Hussein de Kerbala, Ali Iziz Ali, a indiqué à Time avoir reçu, depuis la chute de la ville le 6 avril, quelque 35 corps dont plusieurs étaient démembrés par des explosions de bombes à fragmentation. Une cinquantaine d’autres personnes ont été soignées pour des plaies provoquées par des perforations profondes et étroites, blessures typiques de ce type de bombes. Des organisations humanitaires demandent régulièrement l’interdiction de ces armes controversées qui sont conçues pour disperser sans précision sur un secteur étendu des centaines de mini-munitions qui explosent, en principe, au contact des cibles.
Des habitants de Babylone, à une centaine de kilomètres au sud de Bagdad, ont découvert un charnier à la sortie sud de la ville, d’où ils ont déjà exhumé les restes de 35 cadavres datant apparemment de 1991. Par provocation ou par négligence, les tortionnaires du régime déchu de Saddam Hussein ont choisi d’enterrer les victimes à quelques centaines de mètres d’un mausolée chiite, celui de Bakr ben Ali ben Bakr, dont le dôme vert domine le paysage de champs plats. Dans la confusion générale, les gens continuent à dégager un ossement par ici, un bout d’habit par là. Des habitants, creusant à la pelle, sortaient des ossements et des crânes qu’ils rassemblaient en petits tas. Parmi les cadavres, des ossements d’enfants de 10 à 12 ans, selon des Marines américains, arrivés sur les lieux. Selon des...