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L’Otan se déclare capable d’assumer un rôle en Irak

L’Otan dispose des moyens de participer au maintien de la paix en Irak, mais attend un feu vert politique, a assuré hier un militaire de haut rang de l’Alliance, le général James Jones, alors que resurgit l’éventualité d’accorder un rôle à l’Alliance dans l’après-guerre. « À ce jour, je n’ai reçu aucune indication ou instruction pour entamer une planification à quelque niveau que ce soit, mais si cela devait arriver, nous serions prêts à le faire », a déclaré à la presse le général Jones, commandant suprême des forces alliées en Europe (Saceur), basé à Mons (sud de la Belgique). « Il va falloir attendre de voir ce que sera la volonté politique » à cet égard, a-t-il ajouté, en référence à l’instance de décision politique de l’Otan, le Conseil de l’Atlantique Nord, qui réunit les représentants permanents des 19 pays membres de l’Alliance. Mais, selon lui, « l’Otan en a la capacité, même si elle doit mener de front ses opérations en cours dans les Balkans et bientôt en Afghanistan ». Les États-Unis ont publiquement suggéré de confier à l’Otan un rôle dans l’après-guerre en Irak, mais se sont montrés prudents de ne pas forcer les choses face aux réticences initiales de plusieurs pays membres et afin de ne pas replonger l’Alliance dans une crise comme en février à propos de la défense de la Turquie. La France, la Belgique et l’Allemagne avaient alors refusé d’impliquer l’Otan dans « une logique de guerre » en Irak. Toutefois, lors d’une visite à l’Otan le 3 avril, le secrétaire d’État américain Colin Powell avait ravivé l’idée d’octroyer un rôle à l’Otan en Irak, assurant avoir décelé « au moins une attitude réceptive » des alliés. Aucun pays n’a exclu une telle intervention a priori, avait renchéri le secrétaire général de l’Otan, George Robertson, allusion implicite aux tenants du « camp de la paix ». Selon des informations de presse publiées jeudi, le président français Jacques Chirac se serait dit « ouvert » à une telle possibilité lors d’une conversation téléphonique la semaine dernière avec le président américain George W. Bush. La France est « prête à examiner, avec ses alliés, la question d’un rôle éventuel de l’Otan en Irak », a déclaré jeudi un porte-parole du ministère français des Affaires étrangères. Paris souhaite que l’examen se fasse sur la base d’un ensemble de facteurs parmi lesquels « la nature de la mission, la chaîne de commandement et la base juridique de l’opération », a souligné le porte-parole.
L’Otan dispose des moyens de participer au maintien de la paix en Irak, mais attend un feu vert politique, a assuré hier un militaire de haut rang de l’Alliance, le général James Jones, alors que resurgit l’éventualité d’accorder un rôle à l’Alliance dans l’après-guerre. « À ce jour, je n’ai reçu aucune indication ou instruction pour entamer une planification à quelque niveau que ce soit, mais si cela devait arriver, nous serions prêts à le faire », a déclaré à la presse le général Jones, commandant suprême des forces alliées en Europe (Saceur), basé à Mons (sud de la Belgique). « Il va falloir attendre de voir ce que sera la volonté politique » à cet égard, a-t-il ajouté, en référence à l’instance de décision politique de l’Otan, le Conseil de l’Atlantique Nord, qui réunit les...