Après trois saisons de domination sur le plan européen de ses clubs, le football espagnol a passé la main à l’Italie, mardi en quarts de finale retour de la Ligue des champions, où la Juventus Turin et l’Inter Milan ont confirmé le retour au sommet du néoréalisme azzurro. Encore plus que Valence qui s’est heurté à un Francesco Toldo (2-1) en état de grâce dans le but de l’Inter, Barcelone est le grand perdant de cette soirée dans la mesure où le club catalan ne disputera vraisemblablement aucune coupe d’Europe la saison prochaine pour la première fois de son histoire. Le Barça, où les braises de la crise couvent plus que jamais, restait pourtant sur une série de 13 victoires et trois nuls en Europe où il était invaincu depuis un an et sa défaite contre le Real Madrid. Une vieille dame alerte Marcelo Lippi, qui vient de prolonger son contrat avec la Juventus, a gagné ce quart de finale (2-1) sur le plan tactique en procédant à plusieurs modifications à la pause qui ont changé les données du match et laissé l’intérimaire de Barcelone, Radomir Antic, sans réponse. La montée de Zambrotta sur le flanc droit, le retour de Thuram dans l’axe, le remplacement de Di Vaio éteint par Zalayeta et surtout le repositionnement de Pavel Nedved à gauche ont complètement transformé la Juve qui n’a même pas eu besoin du talent de Del Piero, pour une fois totalement transparent. Un seul homme pouvait changer le cours de l’histoire. Mais si Luis Enrique avait trouvé l’ouverture contre le Real Madrid samedi dernier, il n’a pas su conclure cette fois son élégant mouvement en seconde mi-temps où il avait effacé Montero, déjà un exploit, avant de trop ouvrir son pied droit pour tromper Buffon. Le Barça avait laissé passer sa chance. La charnière Ferrara-Thuram n’allait plus grincer. Même réduits à dix après l’expulsion de l’infatigable Davids, la Juventus a su puiser dans les vertus guerrières qui avaient fait d’elle un quadruple demi-finaliste de 1996 à 1999 avec une victoire et deux finales à la clé. Le but victorieux de Zalayeta sur un impeccable service de Birindelli était un aboutissement logique pour une formation « souvent plus efficace que spectaculaire » comme le reconnaissait Lippi. Un peu la marque de fabrique des clubs italiens. Le mur À Mestalla, les hommes de Rafael Benitez ont livré un match de la même qualité que celui de la qualification obtenue contre Arsenal (2-1). Mais, cette fois, en face, il y avait un véritable mur avec Francesco Toldo survolté qui a tout arrêté ou presque. Pourtant, Valence a tiré 27 fois au but, cadrant 13 tentatives. « Je ne sais si le football disparaîtrait si toutes les équipes jouaient comme l’Inter, mais je crois que les spectateurs, eux, disparaîtraient des stades », commentait Benitez, amer, après sa défaite dans son duel personnel avec son prédécesseur Hector Cuper qui jouait sa tête sur ce match. Vieri, inlassable buteur, avait fait l’essentiel en exploitant une bévue d’Ayala avant de sortir sur une nouvelle blessure à un genou qui risque d’être longue. Mais, qu’importe. Tout Milan rêve désormais d’un derby de luxe en demi-finale de la Ligue des champions. Toldo, ou les limites de la démence «Les gardiens de but sont fous », dit le dicton. Et lors du quart de finale retour de la Ligue des champions entre l’Inter Milan et Valence à Mestalla, le portier italien Francesco Toldo a atteint les limites de la démence. L’image de l’accrochage entre Toldo, dents menaçantes et yeux furibonds et son équipier Luigi di Biagio, a trouvé sa place dans tous les médias italiens mercredi après la défaite 2-1 des Nerazzuri. Un résultat toutefois suffisant pour assurer à l’Internazionale sa qualification dans le dernier carré de la C1. « Je suis désolé de ce qui est arrivé, mais ce n’était qu’un moment de tension lié à la compétition. Nous sommes de grands amis, nous avons tout mis à plat et désormais tout va bien », a expliqué Toldo. « De l’extérieur cela a dû sembler être quelque chose qui ne devrait pas arriver entre équipiers et c’est vrai mais j’y vois plutôt une démonstration du caractère indomptable de l’Inter », a souligné Di Biagio, qui avait empoigné la gorge de son gardien de but. Toldo reprochait à Di Biagio sa passivité sur une attaque dangereuse de Valence et l’avait également empoigné avec force. Le gardien italien préférait d’ailleurs savourer son extraordaire soirée, marquée par une douzaine d’arrêts somptueux face aux attaquants de Valence, notamment sur une frappe puissante de Ruben Baraja, qui aurait pu offrir la qualification aux Espagnols. « J’ai été chanceux, j’ai anticipé et j’ai touché la balle. Mais oui, c’est l’un de ces arrêts qui font que vous vous sentez bien », a-t-il commenté, ajoutant : « C’est le type de match qui vous relance. » Toldo n’est que le gardien numéro deux en équipe d’Italie. Il est barré par le portier de la Juventus Turin, Gianluigi Buffon.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Après trois saisons de domination sur le plan européen de ses clubs, le football espagnol a passé la main à l’Italie, mardi en quarts de finale retour de la Ligue des champions, où la Juventus Turin et l’Inter Milan ont confirmé le retour au sommet du néoréalisme azzurro. Encore plus que Valence qui s’est heurté à un Francesco Toldo (2-1) en état de grâce dans le but de l’Inter, Barcelone est le grand perdant de cette soirée dans la mesure où le club catalan ne disputera vraisemblablement aucune coupe d’Europe la saison prochaine pour la première fois de son histoire. Le Barça, où les braises de la crise couvent plus que jamais, restait pourtant sur une série de 13 victoires et trois nuls en Europe où il était invaincu depuis un an et sa défaite contre le Real Madrid. Une vieille dame alerte Marcelo...