Rechercher
Rechercher

Actualités

Un journal communiste paraît à Bagdad, le PC renaît de ses cendres

Le Parti communiste irakien (PCI) est réapparu dimanche sur la scène politique irakienne, en distribuant gratuitement son journal dans Bagdad quadrillé par une armée américaine qui eut longtemps le communisme pour principal ennemi. Le journal, baptisé Tariq al-Chaab (La voie du peuple) et orné de la faucille et du marteau, a placé en une un article titré « Chute de la dictature ». Il a été distribué gratuitement à une population très frustrée par le manque d’informations. « Notre peuple veut un Irak démocratique, fédéral, indépendant et uni », souligne un autre titre du journal du PCI, qui fut l’un des plus puissants partis communistes arabes avant d’être interdit en Irak par le parti Baas de Saddam Hussein. Le PCI fête cette année ses 69 ans. « Ça fait vraiment plaisir », explique un militant, Faras Faras, en feuilletant les huit pages de ce journal dans un bureau rempli de drapeaux rouges, et couvert d’affiches de poings brandis et de tableaux de révolutionnaires. Mais M. Faras souligne que le PCI ne veut pas d’un communisme à la soviétique. Il veut que l’Irak devienne démocratique, et que le PCI puisse participer aux prochaines élections nationales, dont il espère qu’elles se tiendront d’ici à deux ans. La première priorité pour lui et ses camarades est de retrouver la trace de quelque 80 communistes disparus, faits prisonniers par le régime de Saddam Hussein et aujourd’hui donnés pour morts. Parmi eux figurent au moins deux hauts responsables du parti, l’économiste Saba al-Dorah, et un professeur de l’Université de Bagdad, Safa al-Hathal. Tous deux « ont disparu en 1979 lorsque le parti Baas a arrêté et emprisonné quelque 70 000 membres (du parti). Après ça, des tas de gens ont quitté le parti ou ont fui au Kurdistan ou à l’étranger », a indiqué M. Faras. Le journal distribué dimanche – qui ne précise nulle part ni où il a été imprimé ni quelle sera sa périodicité – publie plusieurs communiqués du PCI datés de Chaklawa, dans le Kurdistan irakien qui échappait au contrôle de l’ancien régime de Bagdad. Tous les médias officiels qui existaient sous Saddam Hussein ont disparu avec la chute du régime. Ni la radio ni la télévision n’ont repris leurs émissions depuis le 9 avril, date de l’entrée des troupes américaines à Bagdad. Plusieurs quotidiens paraissaient en Irak. Ils étaient tous contrôlés par le pouvoir et reflétaient les positions officielles. Pour s’informer, les Irakiens doivent capter des radios étrangères ou regarder les télévisions arabes diffusées par satellite pour ceux, très rares, qui disposent d’antennes paraboliques, interdites sous Saddam Hussein.
Le Parti communiste irakien (PCI) est réapparu dimanche sur la scène politique irakienne, en distribuant gratuitement son journal dans Bagdad quadrillé par une armée américaine qui eut longtemps le communisme pour principal ennemi. Le journal, baptisé Tariq al-Chaab (La voie du peuple) et orné de la faucille et du marteau, a placé en une un article titré « Chute de la dictature ». Il a été distribué gratuitement à une population très frustrée par le manque d’informations. « Notre peuple veut un Irak démocratique, fédéral, indépendant et uni », souligne un autre titre du journal du PCI, qui fut l’un des plus puissants partis communistes arabes avant d’être interdit en Irak par le parti Baas de Saddam Hussein. Le PCI fête cette année ses 69 ans. « Ça fait vraiment plaisir », explique un militant, Faras...