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Greffes à partir de donneur vivant(photos)

Le XXe siècle a réalisé un très ancien grand rêve de l’humanité: la greffe d’organes. Aujourd’hui elle constitue une technique médicale qui concrétise une des plus grandes sinon la plus grande révolution chirurgicale. Il y a cent ans, plus exactement en 1902, Emerich Ulman à Vienne et Alexis Carel à Lyon tentaient les premières greffes sur les animaux... Cinquante ans plus tard, les premières greffes de rein concrétisent une extraordinaire performance chirurgicale. Le manque de connaissances en immunologie, science encore au stade de prémices, n’a pas permis la réussite de cette technique, mise au point par un chirurgien français, le Pr Kuss. Le greffon, perçu par l’organisme comme un corps étranger, déclenchait infailliblement un processus d’hostilité, donc un intrus... Vers le début des années 60, le Dr Thomas Starzl (Denver, Colorado, aux États-Unis) propose un schéma thérapeutique susceptible d’induire la tolérance de l’organisme envers le greffon (1963). La découverte de la ciclosporine dans les années 80 va ouvrir grand le chemin vers la transplantation. Aujourd’hui la greffe a évolué, devenant une solution dans des cas précis, avec un taux de réussite de 9 sur 10, prolongeant le délai d’existence des personnes menacées de mort imminente. Les inconvénients certes existent ainsi que les contraintes pour le sujet greffé. La greffe constitue une victoire qui inaugure une ère nouvelle dans l’art de guérir. Les progrès accomplis dans ce domaine ont été rapides. Des greffes multiples peuvent être réalisées simultanément sur divers organes et cela sans limite d’âge. Le problème des greffons Un problème toutefois de taille reste celui des greffons. Car si la menace de rejet s’atténue avec le temps grâce aux progrès thérapeutiques et à l’expérience acquise, le manque de greffons reste le problème crucial. Le recours à des organes d’animaux modifiés génétiquement pour éviter le rejet serait une solution permettant une réserve d’organes quasi inépuisable. Mais en dehors des obstacles psychologiques, la xénogreffe en question se heurte à des problèmes immunologiques, infectieux et autres difficilement solubles. On espérait les xénogreffes pour 2000. Mais trois ans plus tard, elles font toujours l’objet de projets futurs. Indépendamment des considérations éthiques, on sait toutefois qu’entre la considération des problèmes émergés et leur implantation définitive, le temps et l’expérience sont les meilleurs conseillers. Il faut effectivement quelques années pour mettre à la disposition, à grande échelle, une thérapeutique aussi révolutionnaire que celle de la greffe à partir de donneur vivant... Lentilles de contact: rigides ou souples? Confort et mode s’associent pour pousser adolescents et jeunes adultes à préférer les lentilles souples aux rigides. Les ophtalmologistes de leur côté reconnaissent leurs indéniables qualités (champ visuel total, correction parfaite, coloration de l’iris optionnelle). Les contraintes certes existent, mais face aux avantages elles ne font pas le poids. En effet, l’hygiène qu’elles nécessitent se doit d’être très rigoureuse. Elles ne sont pas par ailleurs compatibles avec la pratique de certains sports. Mais elles peuvent être portées à tout âge. Conseillé aujourd’hui le plus tôt possible (dans certains cas très particuliers, même des nourrissons peuvent en être équipés), le port de lentilles commence généralement vers l’âge de huit ans, compte tenu du fait qu’en cas de myopie leur port précoce freine l’évolution de ce défaut visuel. En fait, si l’enfant est soigneux et les manie correctement, il peut porter des lentilles de contact dès l’âge de six ans. Rigides ou souples? Il existe deux types de lentilles: les rigides et les souples. Leur qualité de correction est identique mais leur durée de vie et leur mode d’utilisation sont différents. Les lentilles rigides durent environ deux ans. Les souples environ un an! En passant par quinze jours ou un mois, selon les modèles, les types de lentilles et les défauts visuels à corriger. Généralement les lentilles rigides sont plus recommandées aux jeunes, leur entretien étant moins astreignant ou plus facile que celui des souples. Mais dans tous les cas, l’hygiène et l’entretien se doivent d’être rigoureux et méticuleux. À la moindre irritation toutefois il faut les ôter. D’ailleurs la gêne est si vive généralement qu’on est forcé de les enlever. Elles nécessitent, par ailleurs, une hygiène très stricte peu compatible avec le mode de vie de certains adolescents. La plupart des complications, d’ailleurs, s’observent chez les sujets insouciants qui échangent leurs lentilles ou les portent sans contrôle ni consultation préalable. Dans tous les cas, il est essentiel de consulter un oculiste avant l’achat de lentilles, même non correctrices, dans un but purement cosmétique comme c’est la mode depuis quelque temps. Les mille et une vertus du thé Désaltérante, réconfortante, apaisante, «la tasse de thé» chère aux Anglais est aussi antiseptique et amaigrissante! Vertu quasi ignorée jusqu’à présent, le thé peu calorique est aussi un excellent diurétique, facilitant l’élimination des toxines tout en exerçant une action sur les sécrétions digestives. Il va certes de soi qu’aucun thé ne fait maigrir, mais il facilite l’élimination des déchets tout en intervenant sur les sécrétions gastriques (digestives) qui participent activement aux transformations digestives. Une fausse croyance prétend qu’il ne convient pas aux cardiaques. Or très pauvre en sodium, le thé, grâce à la théine qu’il contient, exerce une action fluidifiante sur le sang, agissant ainsi indirectement sur le cœur, le système cardio-vasculaire, contribuant à l’assouplissement de la paroi des vaisseaux sanguins. Consommé en complément d’une alimentation riche en fibres et limitée en lipides (graisses) il permettrait de prévenir le risque d’infarctus. Riche, par ailleurs, en polyphénols, éléments antioxydants, le thé limiterait l’absorption du cholestérol dans le sang. On prétend également que le thé non fermenté (thé vert) contient une enzyme essentielle qui permettrait d’enrayer la progression de certains cancers urinaires et digestifs. Les flavonoïdes du thé noir (non fermenté) permettraient, selon de récentes études, d’empêcher la formation de certains cancers pulmonaires, cutanés ou du côlon. Les études scientifiques en question sont encore en voie d’élaboration. Le péché qu’on reprocherait au thé serait le fait de réduire l’absorption des minéraux par l’organisme. Ce qui est vrai si on en boit en grande quantité (plus de six tasses quotidiennement). Les tanins contenus dans le thé entraînent une diminution notable de l’absorption du fer et du calcium. Heureusement, une rondelle de citron frais ajoutée au breuvage apporte l’acide ascorbique, nécessaire à la stimulation de l’absorption du fer. En ce qui concerne le calcium, «le nuage de lait» ajouté par les dames d’antan à leur breuvage apporterait ce précieux élément si nécessaire à l’organisme... Psychologie Parents, gare à la surprotection Les raisons de couver un peu beaucoup son enfant ne manquent pas. Surtout en Orient où la surprotection de la progéniture constitue un critère de bonne éducation. Surtout pour les filles, sans épargner pour autant les garçons... Mais en dehors des raisons «avouables», avertissent les psychologues, il en existe d’autres, inhérentes à l’inconscient, ignorées par les parents eux-mêmes. Des motivations enfouies profondément dans leur vécu, dont l’écho lointain surgit pour dicter attitudes et interdits... Les raisons à trop couver son enfant ne manquent pas. Il y a des parents qui règlent sans le savoir leurs propres comptes à travers leur comportement envers leurs enfants. Des mères, délaissées ou mal-aimées par leur mère, deviennent par réaction des mamans surprotectrices, comme si par ce trop d’affection et d’intérêt elles tentaient de compenser leur manque d’autrefois. En le couvant, elles se protègent elles-mêmes en s’identifiant à leur petit. D’autres parents, face aux difficultés et insuffisances affectives et autres rencontrées dans leur relation conjugale, surinvestissent leur progéniture, souhaitant compenser ainsi une certaine fragilité intérieure. L’enfant causal du couple compense rêves et désirs, défauts et manques. Parfois la perte d’un enfant précédent explique ou conduit à la surprotection. Il arrive aussi que le «couvage» soit le résultat de certains contextes: maternité à problèmes ou tardive, âge avancé de la mère ou des deux parents, etc. Dans d’autres cas, pensant qu’elles ne sont pas à la hauteur de leur tâche maternelle, certaines femmes doutent de leur propre qualité de mère. Elles compensent donc par un accès de prévenance et de sollicitude nuisibles autant pour elles que pour leur petit... Se poser des questions Pour que les bras trop protecteurs d’une mère n’étouffent pas son petit, il est bon qu’elle se pose des questions... Pourquoi je le couve tant? Est-ce par peur qu’il se détache et s’en éloigne? Existe-t-il un rapport avec mon propre passé ou ma propre enfance? Limiter la fusion est inéluctable et bénéfique autant pour l’enfant que pour soi-même. Il est bon donc que les parents s’y préparent peu à peu. Conscients d’avoir des devoirs envers leurs enfants, ils ne doivent pour autant oublier leurs propres droits à l’existence. Se réserver des moments «à soi», organiser ses loisirs, se créer des intérêts personnels n’empêchent nullement d’être une bonne mère. Avoir des espaces de liberté, des intérêts, exister comme femme tout en étant une mère présente, aimante et sereine aideraient à mener à bien la plus noble et la plus difficile des missions: celle d’élever «le fruit de ses entrailles»... RUBRIQUE RÉALISÉE PAR Claire Gebeyli
Le XXe siècle a réalisé un très ancien grand rêve de l’humanité: la greffe d’organes. Aujourd’hui elle constitue une technique médicale qui concrétise une des plus grandes sinon la plus grande révolution chirurgicale. Il y a cent ans, plus exactement en 1902, Emerich Ulman à Vienne et Alexis Carel à Lyon tentaient les premières greffes sur les animaux... Cinquante ans plus tard, les premières greffes de rein concrétisent une extraordinaire performance chirurgicale. Le manque de connaissances en immunologie, science encore au stade de prémices, n’a pas permis la réussite de cette technique, mise au point par un chirurgien français, le Pr Kuss. Le greffon, perçu par l’organisme comme un corps étranger, déclenchait infailliblement un processus d’hostilité, donc un intrus... Vers le début des années 60, le...