Les soldats américains restés au Koweït sont frustrés
le 19 avril 2003 à 00h00
Alors que les combats touchent à leur fin en Irak, la frustration est grande pour les soldats américains restés au Koweït, qui doivent se contenter d’imaginer ce qu’aurait pu être « leur » guerre. Frustrés de ne pas être passés à l’action après des mois de préparation, ils se préparent désormais à faire la police ou se voir confier des missions de maintien de la paix dans le pays où l’instabilité pourrait durer des mois. « Je suis dans l’armée depuis 10 ans et je voulais voir si je pouvais mettre en œuvre ce qu’on m’avait appris, et maintenant on devra simplement maintenir la paix », déclare, déçu, le caporal Bob Christian, de la 9e cavalerie. Pour ce militaire orginiaire de Géorgie, c’est le refus de la Turquie de laisser les Américains entrer sur son territoire qui l’a empêché de goûter au terrain. Mobilisé en janvier, Christian et ses compagnons ont vu la guerre de loin, des États-Unis d’abord puis du Koweït. « On aurait pu entrer l’histoire en étant la seule division à entrer par le Nord. Au lieu de ça, nous sommes ici », soupire le capitaine Tom Berry, du bataillon d’artillerie, les yeux rivés sur des tentes couvertes de sable. « Le rôle de l’armée, c’est de tuer, et nous voilà dans une situation qui fait de nous de simples policiers », ajoute-t-il. « La Syrie, ça, se serait une bataille ! », s’exclame un commandant, provoquant le rire approbateur de ses compagnons. D’autres soldats souhaitent au contraire que tout aille très vite, aller en Irak et puis rentrer chez eux.
Alors que les combats touchent à leur fin en Irak, la frustration est grande pour les soldats américains restés au Koweït, qui doivent se contenter d’imaginer ce qu’aurait pu être « leur » guerre. Frustrés de ne pas être passés à l’action après des mois de préparation, ils se préparent désormais à faire la police ou se voir confier des missions de maintien de la paix dans le pays où l’instabilité pourrait durer des mois. « Je suis dans l’armée depuis 10 ans et je voulais voir si je pouvais mettre en œuvre ce qu’on m’avait appris, et maintenant on devra simplement maintenir la paix », déclare, déçu, le caporal Bob Christian, de la 9e cavalerie. Pour ce militaire orginiaire de Géorgie, c’est le refus de la Turquie de laisser les Américains entrer sur son territoire qui l’a empêché de goûter...
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