L’équipe de France a été trahie par son double et abandonnée par la chance face à la Suisse, qui l’a éliminée 3-2 en quarts de finale du groupe mondial de la Coupe Davis de tennis, dimanche à Toulouse. « Nous n’avons pas les meilleurs joueurs et nous en sommes souvent sortis en battant les n° 2 de l’équipe adverse et en gagnant le double. Quand le double coince, on passe à la casserole », a commenté le capitaine français Guy Forget, qui a enregistré sa quatrième défaite en douze rencontres depuis son arrivée aux commandes, en 1999. « Jusque-là, on passait à chaque fois de justesse avec une bonne victoire en double. Là, je crois que le double suisse a été très fort. On est tombé sur une très bonne équipe avec un super Federer », a repris en écho Sébastien Grosjean, dont le remplacement en raison d’une contracture à la cuisse gauche par un Fabrice Santoro pas au mieux de son art a précipité la défaite française. La chance avait abandonné une équipe ayant obtenu une série de résultats un peu au-dessus de ses moyens grâce à sa préparation rigoureuse et à sa cohésion sans faille. On pourrait multiplier les rappels concernant les nombreuses manifestations d’un sort favorable. L’année dernière, par exemple, en quarts de finale à Pau, les Tchèques possédaient l’une des meilleures paires du monde en double. Mais, en raison d’une grave brouille, Jiri Novak et David Rikl ne se parlaient plus sur le court. C’est ainsi que la victoire de Santoro associé à Mickaël Llodra put faire illusion. Cette équipe fut du reste battue au tour suivant par les Américains Todd Martin et James Blake. Mais le tirage au sort avait fait que Andy Roddick affrontait Arnaud Clément, un vrai « Davis Cup man » celui-là, dans le premier simple. Comme la rencontre avait lieu en plein air sur la terre battue de Roland-Garros, ce simple avait été programmé dans la matinée, sous un soleil timide, alors que l’humidité du matin ralentissait les boulets de Roddick. Clément en profita pour ouvrir la voie du succès. Aujourd’hui, à de multiples petits signes, alors que Santoro, à plus de trente ans, est au bord de la retraite, le charme paraît rompu. « Sentez-vous que l’étincelle n’est peut-être plus là, comme avant ? » a-t-on demandé à Forget. « C’est marrant cette faculté que vous avez, vous les journalistes, à nous encenser, à dire qu’on a la flamme divine, puis tout à coup à parler d’étincelle perdue. Ce n’est pas parce qu’on a perdu une rencontre à la régulière qu’on a tout perdu. La défaite fait partie du quotidien sportif et je rêve encore d’exploits pour demain », s’est défendu le capitaine français, qui a exorté à davantage de travail en attendant le renfort d’une nouvelle génération de joueurs. Le problème est que d’autres équipes, à commencer par la Suisse, se sont inspirées de ses méthodes. Et qu’elles ont parfois dans leurs rangs un joueur phénoménal.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats L’équipe de France a été trahie par son double et abandonnée par la chance face à la Suisse, qui l’a éliminée 3-2 en quarts de finale du groupe mondial de la Coupe Davis de tennis, dimanche à Toulouse. « Nous n’avons pas les meilleurs joueurs et nous en sommes souvent sortis en battant les n° 2 de l’équipe adverse et en gagnant le double. Quand le double coince, on passe à la casserole », a commenté le capitaine français Guy Forget, qui a enregistré sa quatrième défaite en douze rencontres depuis son arrivée aux commandes, en 1999. « Jusque-là, on passait à chaque fois de justesse avec une bonne victoire en double. Là, je crois que le double suisse a été très fort. On est tombé sur une très bonne équipe avec un super Federer », a repris en écho Sébastien Grosjean, dont le remplacement en raison...