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Berlin réticent à participer à la reconstruction sous direction américaine

Le gouvernement allemand se montrerait réticent à une participation à la reconstruction de l’Irak si celle-ci devait être dirigée par les États-Unis et non l’Onu, a déclaré le ministre allemand de la Défense, Peter Struck, au quotidien Frankfurter Rundschau à paraître aujourd’hui. « Si le pays n’est pas reconstruit par l’Onu, je ne vois pas de responsabilité première pour l’Allemagne. Et quand on voit que, aux États-Unis, on cherche déjà apparemment des entreprises pour la reconstruction de l’Irak, j’ai tendance à penser que celle-ci sera aussi assurée par l’armée américaine », a déclaré M. Struck. Refusant de « spéculer » sur une éventuelle participation de la Bundeswehr, l’armée allemande, après la guerre, M. Struck a toutefois affirmé : « La question décisive est de savoir qui contrôlera le pays après la guerre. La position allemande est calquée sur celle de l’UE : c’est l’Onu qui doit s’en charger. Mais les États-Unis ne se sont pas clairement exprimés sur ce sujet. » « Si l’Allemagne ou d’autres pays membres de l’UE participent à la reconstruction dans le cadre d’une mission de l’Onu, il faut alors aussi garantir que l’Onu décide de l’attribution des contrats », a-t-il ajouté. « Il serait absurde de réclamer des Européens qu’ils participent au financement de la reconstruction et ensuite d’insister pour que certains États européens soient exclus des contrats », a mis en garde M. Struck.
Le gouvernement allemand se montrerait réticent à une participation à la reconstruction de l’Irak si celle-ci devait être dirigée par les États-Unis et non l’Onu, a déclaré le ministre allemand de la Défense, Peter Struck, au quotidien Frankfurter Rundschau à paraître aujourd’hui. « Si le pays n’est pas reconstruit par l’Onu, je ne vois pas de responsabilité première pour l’Allemagne. Et quand on voit que, aux États-Unis, on cherche déjà apparemment des entreprises pour la reconstruction de l’Irak, j’ai tendance à penser que celle-ci sera aussi assurée par l’armée américaine », a déclaré M. Struck. Refusant de « spéculer » sur une éventuelle participation de la Bundeswehr, l’armée allemande, après la guerre, M. Struck a toutefois affirmé : « La question décisive est de savoir qui...