À en croire les déclarations du porte-parole de la Maison-Blanche, Ari Fleischer, l’Administration Bush se fait un devoir d’utiliser « prudemment » l’argent du contribuable. Intention on ne peut plus louable, qui a incité cette même Administration à tirer la sonnette d’alarme après l’octroi, par le Congrès, d’une aide financière aux compagnies aériennes américaines en difficulté. Les commissions budgétaires de la Chambre des représentants et du Sénat ont en effet accordé mardi une assistance fédérale de respectivement 3,2 et 3,5 milliards de dollars aux transporteurs aériens. Des compagnies qui, de leur côté, se serrent la ceinture, à l’image des employés d’American Airlines prêts à réduire leur salaire de 20 % pour éviter des licenciements massifs. Pour la Maison-Blanche toutefois, le montant des aides fédérales accordées semble « excessif compte tenu de la situation économique ». Excessif... 6,7 milliards de dollars pour sauver des entreprises américaines de la faillite et éviter de jeter des milliers de salariés, également contribuables, sur le carreau, sont donc « excessifs » comparés aux 80 milliards de dollars de rallonge demandés, et reçus, par Washington pour financer la guerre en Irak. L’excès, le vrai, celui qui touche à l’indécence, est pourtant encore ailleurs. L’excès consiste à faire payer par le département d’État, donc le contribuable, 600 000 dollars pour rénover la cuisine de l’ambassadeur américain aux Nations unies, John Negroponte. Ladite cuisine se trouvant dans l’appartement loué pour 25 000 dollars le mois, par le département d’État, donc le contribuable, pour M. Negroponte, à l’hôtel Waldorf Astoria de New York. Que l’on n’aille surtout pas accuser M. Negroponte de mépris à l’égard des contribuables car il s’agit là plutôt d’inadvertance, voire d’ignorance. Car M. Negroponte, en tant que fonctionnaire international, ne paie pas d’impôts, lui. Émilie SUEUR
À en croire les déclarations du porte-parole de la Maison-Blanche, Ari Fleischer, l’Administration Bush se fait un devoir d’utiliser « prudemment » l’argent du contribuable. Intention on ne peut plus louable, qui a incité cette même Administration à tirer la sonnette d’alarme après l’octroi, par le Congrès, d’une aide financière aux compagnies aériennes américaines en difficulté. Les commissions budgétaires de la Chambre des représentants et du Sénat ont en effet accordé mardi une assistance fédérale de respectivement 3,2 et 3,5 milliards de dollars aux transporteurs aériens. Des compagnies qui, de leur côté, se serrent la ceinture, à l’image des employés d’American Airlines prêts à réduire leur salaire de 20 % pour éviter des licenciements massifs. Pour la Maison-Blanche toutefois, le...
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