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Les dirigeants tchèques font repentance pour l’arbitraire communiste

Persécutions de joueurs et dirigeants, pratiques discriminatoires à l’encontre des clubs, réorganisations sur le mode soviétique : le football tchèque a été aussi une des victimes de l’arbitraire du régime communiste entre 1948 et 1989. Treize ans après l’écroulement du régime, la Fédération tchèque de football (CMFS) a fait officiellement repentance, par la voix de son président Jan Obst. « Nous présentons nos excuses à tous ceux à qui on a fait du tort durant les années du régime communiste », a déclaré M. Obst, lors de la récente assemblée générale des clubs tchèques. Pour Frantisek Hrdlicka, directeur du FK Teplice, « il est nécessaire de parler de l’histoire, notamment aux jeunes ». En 1953, les autorités communistes avaient décidé que ce club proche de la frontière allemande serait relégué en deuxième division, après s’être classé 3e... de la première division. Chef d’une commission d’enquête de la CMFS sur le passé communiste, Stanislav Hrabe reconnaît que le geste est un peu tardif. « Certains responsables ont manqué de volonté », a-t-il dit à l’AFP, « il s’agit peut-être d’un thème trop délicat pour certains ». « Club bourgeois » Peu après le « coup de Prague » communiste de 1948, des dizaines de dirigeants, peu enthousiasmés par l’idéologie des « lendemains qui chantent », ont été impitoyablement chassés de leurs clubs, devenant les premières victimes de purges dans les milieux sportifs. Un combat sans merci contre les « survivances de l’époque capitaliste » s’est poursuivi par une vague de « rebaptisation » forcée. Devenu Spartak comme un club moscovite, le Sparta Prague a pu au moins conserver un nom assez proche de son appellation traditionnelle. Mais son rival Slavia a été rebaptisé Dynamo Prague. Une autre icône du football pragois, le Bohemians est devenue le CKD Stalingrad. Slavia remplacé par Dukla Le Slavia, considéré comme le club des bourgeois et des intellectuels, a perdu, outre son nom et son maillot, son stade, rasé par les bulldozers pour céder la place à une statue géante de Staline. Ensuite, il a été privé de son équipe première, appelée d’un coup sous les drapeaux pour créer le Dukla, formation militaire automatiquement intégrée en première division. Les joueurs de football ont au moins échappé aux geôles, ce qui n’a pas été le cas de l’équipe nationale de hockey sur glace championne du monde 1949, jetée presque totalement en prison un an plus tard.
Persécutions de joueurs et dirigeants, pratiques discriminatoires à l’encontre des clubs, réorganisations sur le mode soviétique : le football tchèque a été aussi une des victimes de l’arbitraire du régime communiste entre 1948 et 1989. Treize ans après l’écroulement du régime, la Fédération tchèque de football (CMFS) a fait officiellement repentance, par la voix de son président Jan Obst. « Nous présentons nos excuses à tous ceux à qui on a fait du tort durant les années du régime communiste », a déclaré M. Obst, lors de la récente assemblée générale des clubs tchèques. Pour Frantisek Hrdlicka, directeur du FK Teplice, « il est nécessaire de parler de l’histoire, notamment aux jeunes ». En 1953, les autorités communistes avaient décidé que ce club proche de la frontière allemande serait...