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Elcim juge excessif le taux de subvention des prêts à long terme

Elcim appartient à la deuxième génération de centres d’affaires mis en place par l’Union européenne dans les pays de la Méditerranée dans le cadre du processus de partenariat lancé à Barcelone en 1995. Les premiers centres, créés en 1999, offraient uniquement de l’assistance technique, les deuxièmes, nés en 2001, ont apporté aussi une assistance financière. « Nous aidons les entreprises à obtenir des prêts », explique Hervé Terlier, le conseiller financier d’Elcim à Beyrouth. Le centre d’affaires est chargé de mettre en œuvre le programme de modernisation industrielle doté de 11 millions d’euros dans le cadre de l’accord d’association conclu entre le Liban et l’Union européenne. La troisième génération de centres d’affaires, qui va démarrer en 2003, offrira un autre type d’assistance pour améliorer les capacités institutionnelles des pays de la Méditerranée. Il s’agira par exemple, au Liban, de contribuer à moderniser l’environnement juridique et commercial qui date souvent d’il y a plus de 40 ans. Dans le cadre de ses prérogatives actuelles, Elcim aide les entreprises industrielles qui ont recours à ses services à trouver des financements. Au total, ce sont 57 millions d’euros de prêts qui sont à l’étude. Et près de 13 millions d’euros qui ont déjà été déboursés grâce à l’entremise d’Elcim. Il s’agit de 10,4 millions d’euros obtenus auprès de la Banque européenne d’investissement par l’intermédiaire des banques libanaises, de 765 000 euros obtenus dans le cadre du programme Kafalat, un million d’euros obtenus auprès de l’Agence française pour le développement et 656 000 euros de prêts divers. Ce bilan positif n’empêche pas un « certain sentiment de frustration », explique Hervé Terlier. Si 10 millions d’euros ont été déboursés dans le cadre du programme de la BEI, des dossiers portant sur un total de 11 millions d’euros ont été approuvés par les banques, mais n’ont toujours pas été déboursés. Le conseiller financier juge, par ailleurs, excessive la subvention de 7 % accordée par la Banque du Liban aux crédits BEI ou Kafalat dans les secteurs du tourisme, de l’industrie et des nouvelles technologies. « Le taux d’intérêt de référence, le Libor, est aujourd’hui inférieur à 2 %, ce qui signifie que le coût du crédit varie entre 7 et 9 %. La subvention de 7 % le ramène entre 0 et 2 %. Ce n’est pas normal », déclare Hervé Terlier, qui recommande au ministère de l’Industrie, interlocuteur institutionnel d’Elcim, de réclamer que le taux de subvention soit ramené à 4 %. « Les banquiers et les entreprises se partagent un avantage anormal au détriment du Trésor », dit-il. Selon le ministère des Finances, ces subventions ont coûté 50 milliards de livres à l’État jusqu’à présent. « Un taux de subvention de 7 % était peut-être justifié il y a deux ans, au moment de l’adoption de la loi, mais il ne l’est plus aujourd’hui », poursuit Hervé Terlier. Le problème vient du fait que le montant de la subvention a été fixé dans la loi alors qu’il aurait fallu prévoir un taux révisable chaque année.
Elcim appartient à la deuxième génération de centres d’affaires mis en place par l’Union européenne dans les pays de la Méditerranée dans le cadre du processus de partenariat lancé à Barcelone en 1995. Les premiers centres, créés en 1999, offraient uniquement de l’assistance technique, les deuxièmes, nés en 2001, ont apporté aussi une assistance financière. « Nous aidons les entreprises à obtenir des prêts », explique Hervé Terlier, le conseiller financier d’Elcim à Beyrouth. Le centre d’affaires est chargé de mettre en œuvre le programme de modernisation industrielle doté de 11 millions d’euros dans le cadre de l’accord d’association conclu entre le Liban et l’Union européenne. La troisième génération de centres d’affaires, qui va démarrer en 2003, offrira un autre type d’assistance...