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« Titi » a pu préparer son match

Le conflit entre les obligations internationales et les devoirs à l’égard des clubs n’est pas nouveau, mais il a trouvé samedi une nouvelle illustration dans la victoire de la France 6-0 sur Malte en éliminatoires à l’Euro 2004. Ménagé par Arsenal en quart de finale de la Cup face à Chelsea la semaine passée, Thierry Henry est apparu en pleine possession de ses moyens physiques au moment d’affronter les Maltais. « Je n’avais presque pas joué mardi et cela m’a permis de faire un gros match samedi, » a commenté le Gunner, incontestablement le meilleur Français à Lens. « Si j’avais joué contre Chelsea je serais arrivé déphasé à Clairefontaine, » a-t-il poursuivi. Remplaçant à Stamford Bridge mardi dernier, le buteur des Bleus n’avait passé que peu de temps sur le terrain dans le derby londonien. Résultat, il est arrivé au camp d’entraînement de l’équipe de France, certes avec un jour de retard, mais il a pu participer normalement à la préparation de la rencontre contre Malte. « Il est évident que pour ces rassemblements de l’équipe de France, nous n’avons souvent que très peu de temps, a-t-il précisé. Et lorsque vous faites un gros match avec votre club le dimanche, il est difficile de recommencer le mercredi soir. » C’est cette explication qui avait été avancée le mois dernier pour justifier la prestation atone des champions d’Europe, défaits 2-0 par la République tchèque en match amical au Stade de France. C’est cette même explication qui a servi à justifier la brillante prestation du Canonnier samedi. Ovation « J’avais de bonnes jambes. Et lorsque je suis dans une forme comme celle-là, je peux être un partenaire assez utile pour le reste de l’équipe. » Auteur de deux buts et d’une passe décisive pour son copain David Trezeguet, Henry a quitté la pelouse de Bollaert sous les applaudissements d’un public debout. « Cela fait plaisir d’entendre son nom scandé par le public », a-t-il simplement admis. Ces clameurs dans les tribunes à l’anglaise du stade lensois, ses coéquipiers Robert Pires et Patrick Vieira, titulaires face à Chelsea, n’en ont eu que des échos lointains. Pires, blessé à la cheville, a dû déclarer forfait pour les deux rencontres des éliminatoires et a repris le chemin de Londres, retardant son véritable retour comme titulaire en équipe de France. Vieira, touché au genou et épuisé, selon les mots du sélectionneur Jacques Santini, ne figurait pas sur la feuille de match samedi. Sa présence face à Israël est incertaine, et Santini attendait de savoir s’il devrait se passer des services de celui qui aurait pu faire un bon capitaine en l’absence de Marcel Desailly. « Si cela est possible, nous aimerions bien pouvoir récupérer Patrick contre Israël qui va certainement nous obliger à élever notre niveau de jeu, » a commenté le stratège français.
Le conflit entre les obligations internationales et les devoirs à l’égard des clubs n’est pas nouveau, mais il a trouvé samedi une nouvelle illustration dans la victoire de la France 6-0 sur Malte en éliminatoires à l’Euro 2004. Ménagé par Arsenal en quart de finale de la Cup face à Chelsea la semaine passée, Thierry Henry est apparu en pleine possession de ses moyens physiques au moment d’affronter les Maltais. « Je n’avais presque pas joué mardi et cela m’a permis de faire un gros match samedi, » a commenté le Gunner, incontestablement le meilleur Français à Lens. « Si j’avais joué contre Chelsea je serais arrivé déphasé à Clairefontaine, » a-t-il poursuivi. Remplaçant à Stamford Bridge mardi dernier, le buteur des Bleus n’avait passé que peu de temps sur le terrain dans le derby londonien....