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Le retour triomphal d’Almodovar(photo)

Le cinéaste espagnol Pedro Almodovar a reçu un accueil triomphal à son retour de Hollywood, le second Oscar de sa carrière en main, celui du meilleur scénario original pour Parle avec elle, lors d’une conférence de presse en fin de semaine à Madrid. Après avoir posé pendant quinze minutes pour une cinquantaine de photographes, et lancé quelque blagues en brandissant sa statuette qu’il a fait circuler parmi les journalistes (« touchez-le, faites-le passer, il est à nous tous »), Almodovar a retrouvé son sérieux au moment d’évoquer la guerre en Irak. « Le gouvernement espagnol devrait ouvrir sa trompe d’Eustache et entendre que nous ne voulons pas la guerre », a déclaré le cinéaste déjà récompensé en 2000 par l’Oscar du meilleur film étranger pour Tout sur ma mère. Interrogé sur le palmarès, il a évoqué la surprise provoquée par le piètre résultat du film de Martin Scorsese, Gangs of New York, qu’il a attribué à « une mauvaise promotion » des studios Miramax. « Une mauvaise promotion que celle du studio Miramax pour Gangs of New York et pour la candidature de Martin Scorsese comme meilleur réalisateur », a dit le cinéaste entouré de des deux actrices de Parle avec elle, Rosario Flores et Leonor Watling. « De graves erreurs ont été commises », qui ont fait que le film de Scorsese, interprété par Daniel Day Lewis et Leonardo Di Caprio, « soit parti bredouille de cette cérémonie », selon lui. « Dans la dernière phase de vote, une fausse lettre est apparue (qui) a causé le retrait de toutes les voix qui, je crois, allaient à Martin Scorsese », a raconté le cinéaste. Selon lui, personne ne donnait gagnant Roman Polanski, réalisateur de The Pianist, en raison de ses problèmes avec la justice américaine. The Pianist a remporté lors de la 75e cérémonie des Oscars trois statuettes, celles du meilleur réalisateur, du meilleur acteur (Adrien Brody) et de la meilleure adaptation. (Téléphoto AFP)
Le cinéaste espagnol Pedro Almodovar a reçu un accueil triomphal à son retour de Hollywood, le second Oscar de sa carrière en main, celui du meilleur scénario original pour Parle avec elle, lors d’une conférence de presse en fin de semaine à Madrid. Après avoir posé pendant quinze minutes pour une cinquantaine de photographes, et lancé quelque blagues en brandissant sa statuette qu’il a fait circuler parmi les journalistes (« touchez-le, faites-le passer, il est à nous tous »), Almodovar a retrouvé son sérieux au moment d’évoquer la guerre en Irak. « Le gouvernement espagnol devrait ouvrir sa trompe d’Eustache et entendre que nous ne voulons pas la guerre », a déclaré le cinéaste déjà récompensé en 2000 par l’Oscar du meilleur film étranger pour Tout sur ma mère. Interrogé sur le palmarès, il a...