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Changes et Bourses Résistance du dollar et fermeté des Bourses

L’offre du dollar a continué de l’emporter sur la demande hier, à Beyrouth, dans un marché calme et rassuré par le peu d’impact de la guerre en Irak sur sa tenue. Après que la BDL eut maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501 LL à l’achat et 1 514 LL à la vente, l’offre du billet vert à ce dernier taux s’est maintenue toute la journée. En effet, il devait se négocier dans les échanges interbancaires entre 1 513,50 et 1 514 LL, comme la veille, avant d’être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999. À l’étranger, le dollar est parvenu à réduire ses pertes face aux autres grandes monnaies sur des marchés des changes optant pour l’attentisme alors que les troupes américano-britanniques préparent l’assaut terrestre de Bagdad. La demande officielle faite au Congrès par le président George W. Bush d’un collectif budgétaire de 74,7 mds $ pour financer la guerre en Irak et la reconstruction de ce pays est venue rassurer la communauté financière. Cela d’autant que le Premier ministre britannique venait d’annoncer qu’il se rendrait aujourd’hui aux États-Unis pour des entretiens avec le président américain portant sur ce sujet. De plus, les investisseurs ont pris connaissance des propos tenus par le gouverneur de la Fed, Ben Bernanke, devant l’Association nationale des économistes d’entreprise et dans lesquels il s’est dit peu inquiet de l’aggravation du déficit budgétaire américain qui pourrait atteindre 400 mds $ cette année en incluant le coût de la guerre en Irak, alors que la veille, ils s’étaient montrés très préoccupés par ce phénomène. Les achats et les ventes du dollar semblent se faire au rythme des nouvelles en provenance de l’Irak. De ce fait, les opérateurs ont ignoré hier la rechute de l’indice de confiance des consommateurs américains de 64,8 points en février à 62,5 points en mars, son plus bas niveau depuis octobre 1993, ainsi que la baisse de 4,3 % des reventes de logements aux États-Unis en février, témoignant de la nette dégradation de l’économie. Ils se sont montrés, au contraire, plus attentifs aux développements de la guerre en Irak les incitant à prendre leurs gains sur les autres monnaies. C’est ainsi qu’à New York, le billet vert s’est finalement négocié sur un ton résistant à 1,0655 pour un euro, après 1,0725, contre 1,0635 la veille, à 1,5725 pour un sterling contre 1,5730, à 1,3830 FS contre 1,3855 et à 120,15 yens contre 120,80. En Bourse, les marchés américains ont nettement rebondi hier après leur plongeon de lundi, grâce à une chasse aux bonnes affaires. Ils ont été rassurés par les nouvelles de la guerre en Irak et les propos du président Bush à ce sujet. L’annonce d’une hausse de 0,1 % des ventes hebdomadaires des chaînes de magasins aux États-Unis la semaine dernière malgré le début de la guerre a également soutenu la tendance. En effet, Wall Street a fini en hausse de 0,8 % à 8 280,23 points et le Nasdaq de 1,55 % à 1 391,01 points. Les Bourses européennes se sont aussi remises des nouvelles en provenance d’Irak qui les avaient fait plonger la veille. Le CAC 40 était en hausse de 2,53 % à 2 795,79 points, l’Extra Dax de 3,44 % à 2 636,10 points et le Footsie de 0,54 % à 3 762 points. À la Bourse de Beyrouth, c’est l’inverse de ce qui s’était produit la veille: on a relevé hier la hausse de 49 668 actions A de Solidere de 4 3/8 à 4 1/2 $ avec la stabilité de 312 actions C de la Byblos Bank à 1 13/16 $. Élie KAHWAGI
L’offre du dollar a continué de l’emporter sur la demande hier, à Beyrouth, dans un marché calme et rassuré par le peu d’impact de la guerre en Irak sur sa tenue. Après que la BDL eut maintenu sa fourchette d’intervention entre 1 501 LL à l’achat et 1 514 LL à la vente, l’offre du billet vert à ce dernier taux s’est maintenue toute la journée. En effet, il devait se négocier dans les échanges interbancaires entre 1 513,50 et 1 514 LL, comme la veille, avant d’être fixé au même taux moyen indicatif de 1 507,50 LL, comme depuis le 9 septembre 1999. À l’étranger, le dollar est parvenu à réduire ses pertes face aux autres grandes monnaies sur des marchés des changes optant pour l’attentisme alors que les troupes américano-britanniques préparent l’assaut terrestre de Bagdad. La demande officielle...