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Rome et Madrid maintiennent Paris dans leur ligne de mire

Les opérations militaires engagées contre l’Irak n’ont pas fait taire les critiques de Madrid et de Rome sur l’attitude française lors des récents débats du Conseil de sécurité où une majorité n’a pas été trouvée pour l’adoption d’un texte autorisant la guerre. Le consensus de façade obtenu la semaine dernière lors du sommet de l’Union européenne à Bruxelles n’a pas tenu longtemps. L’encre du communiqué final de Bruxelles n’avait pas encore séché que le président du Conseil italien Silvio Berlusconi accusait de nouveau la France, et elle seule, d’avoir rendu l’Onu « impuissante » et sans crédibilité en refusant le projet de résolution américano-anglo-espagnol qui aurait donné l’aval de la communauté internationale à la guerre. L’ambassadeur de France à Rome Loïc Hennekine a répliqué, hier, dans un entretien au quotidien milanais Corriere della Sera, en déplorant « ces déclarations qui avaient été précédées par des propos du même genre de la part de dirigeants italiens ». « Dire que la France est la seule responsable de la situation est vraiment le niveau le plus bas de l’analyse diplomatique », a remarqué le diplomate. Également fermement engagée aux côté des États-Unis, cosignataire du projet de résolution qui n’a pas obtenu le soutien du Conseil de sécurité, l’Espagne maintient de son côté ses critiques contre la France. La ministre espagnole des Affaires étrangères Ana Palacio, dont le pays siège actuellement au Conseil de sécurité, a qualifié hier « d’abrupte » la façon dont le président français Jacques Chirac a annoncé à Bruxelles que Washington et Londres ne devaient pas s’imaginer obtenir au Conseil de sécurité une résolution « légitimant l’intervention militaire et leur accordant les pouvoirs d’administration de l’Irak ». « Ce n’est pas la première fois que le président français agit ainsi. Je le regrette parce que c’est contraire au système des Nations unies », a estimé la ministre espagnole dans un entretien à la télévision TVE-1.
Les opérations militaires engagées contre l’Irak n’ont pas fait taire les critiques de Madrid et de Rome sur l’attitude française lors des récents débats du Conseil de sécurité où une majorité n’a pas été trouvée pour l’adoption d’un texte autorisant la guerre. Le consensus de façade obtenu la semaine dernière lors du sommet de l’Union européenne à Bruxelles n’a pas tenu longtemps. L’encre du communiqué final de Bruxelles n’avait pas encore séché que le président du Conseil italien Silvio Berlusconi accusait de nouveau la France, et elle seule, d’avoir rendu l’Onu « impuissante » et sans crédibilité en refusant le projet de résolution américano-anglo-espagnol qui aurait donné l’aval de la communauté internationale à la guerre. L’ambassadeur de France à Rome Loïc Hennekine a...