La libération de plusieurs détenus de Guantanamo envisagée
le 11 mars 2003 à 00h00
L’ambassadeur itinérant américain pour les crimes de guerre Pierre-Richard Prosper a indiqué hier à Copenhague que les États-Unis envisageaient de libérer plusieurs détenus, parmi les 650 prisonniers de 40 nationalités sur la base américaine de Guantanamo à Cuba. Ces prisonniers, détenus depuis plus d’un an sans jugement, sont accusés d’avoir des liens avec le réseau el-Qaëda ou les talibans, et considérés par les États-Unis comme des combattants illégaux et non des prisonniers de guerre. « Nous avons libéré quelques détenus par le passé, et nous sommes en train de nous pencher sur un autre petit groupe de gens dont les États-Unis considèrent qu’ils ne sont plus une menace pour la communauté internationale », a déclaré M. Prosper à la presse avant un entretien avec le chef de la diplomatie danoise Per Stig Moeller. Le diplomate américain est arrivé hier pour une visite de deux jours à Copenhague afin d’expliquer aux dirigeants, aux parlementaires et aux défenseurs des droits de l’homme danois les raisons de la détention controversée de ces prisonniers, parmi lesquels figure un Danois de père algérien et de mère danoise. Capturé par les États-Unis à Kandahar, en Afghanistan, le Danois avait été transféré à la base de Guantanamo début février 2002. « Vous devez comprendre que nous avons affaire à des personnes qui en général continuent de constituer une menace pour la communauté internationale. Il y a des gens qui nous ont dit en face qu’une fois libérés, ils commettraient de nouveaux actes de terrorisme et des attentats-suicide pour tuer des gens de par le monde », a affirmé M. Prosper. « Il est de notre responsabilité d’éviter que cela arrive, et nous sommes en train d’examiner chaque cas le plus minutieusement possible, afin de nous faire le meilleur jugement possible pour déterminer s’il représente une menace ou non à l’avenir », a ajouté l’émissaire américain. Mais ce travail exige du temps, car « nous avons plus de 600 prisonniers » dont il faut analyser la situation, a souligné M. Prosper, appelant le Danemark et d’autres pays critiques à plus de compréhension. Le ministre danois des Affaires étrangères a rappelé de son côté « la très grande importance » que revêt pour le gouvernement, le Parlement et l’opinion publique au Danemark la nécessité d’entendre les explications de Washington. « Nous demeurons unis pour la lutte contre le terrorisme, mais nous sommes unis aussi dans le combat pour les droits de l’homme. La question est de combiner les deux », a-t-il affirmé.
L’ambassadeur itinérant américain pour les crimes de guerre Pierre-Richard Prosper a indiqué hier à Copenhague que les États-Unis envisageaient de libérer plusieurs détenus, parmi les 650 prisonniers de 40 nationalités sur la base américaine de Guantanamo à Cuba. Ces prisonniers, détenus depuis plus d’un an sans jugement, sont accusés d’avoir des liens avec le réseau el-Qaëda ou les talibans, et considérés par les États-Unis comme des combattants illégaux et non des prisonniers de guerre. « Nous avons libéré quelques détenus par le passé, et nous sommes en train de nous pencher sur un autre petit groupe de gens dont les États-Unis considèrent qu’ils ne sont plus une menace pour la communauté internationale », a déclaré M. Prosper à la presse avant un entretien avec le chef de la diplomatie danoise...
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