Qui parmi nous n’a jamais pris quelque «remède souverain» conseillé par un ami ou un parent «ayant passé par là»? Pourtant ce geste quasi sans gravité, quasi routinier peut entraîner des conséquences regrettables, sensiblement plus graves que le rhume ou le mal de tête qu’on souhaite calmer... Les remèdes actuels, en effet, ne sont que des parents lointains de ceux d’autrefois. S’ils peuvent sauver des vies ou accomplir des miracles, pris «en toute ignorance» ou avec désinvolture, ignorant effets et avertissements, ils exposent à des risques parfois sensiblement plus graves que le petit mal qui les motivait... Une mauvaise habitude veut qu’on garde, dans la pharmacie familiale, le reste des remèdes d’un traitement avéré efficace. Leur reemploi se fait parfois à la fortune des circonstances, voire sans indication médicale. Des fois sans même faire cas de la date de péremption du produit, s’il s’agit de quelque remède routinier ayant déjà fait preuve de son efficacité auprès d’autres membres de la famille. Or même la date de péremption mentionnée sur l’emballage est basée sur la conservation du produit, fondée sur des conditions rigoureusement contrôlées (température, étanchéité) donc optimales. Elle indique donc que sous de pareilles conditions, la date limite de son efficacité et de sa tolérance est celle mentionnée. Une notion à respecter avec rigueur afin d’éviter des risques imprévisibles, quelquefois bien plus graves que le mal que le produit était supposé combattre... Une ordonnance médicale est loin d’être une liste d’achats. L’homme de science, en prescrivant un médicament, se base sur des critères précis inhérents à son savoir, l’état du malade, son âge, engageant ainsi sa propre responsabilité... Picorer dans cette ordonnance quelques remèdes pour s’en servir pour d’autres cas qui paraissent similaires, sans avis médical, est un geste dangereux dont on ignore ou on oublie la gravité. Un exemple qui donne à refléchir est celui des sirops... Les notices accompagnant ces produits indiquent avec précision les conditions de leur utilisation, de leur conservation, la posologie des prises et la date limite de leur efficacité. Oubliés dans l’armoire familiale puis ressortis pour soigner un ou «des» cas paraissant semblables à celui de la prescription initiale, les médicaments exposent à des risques aux conséquences imprévisibles (allergies, intolérances, contre-indications). La division en deux des comprimés Un autre geste à risque est celui de diviser en deux un comprimé pour réduire son effet ou limiter son action. Or seuls les produits marqués d’une entaille les divisant en deux parties égales sont divisibles. Les autres ne sont pas sécables. En les divisant en deux, on intervient sur leur action et leur efficacité, on ne les rend pas «adaptables» en pédiatrie ou en pathologie adulte. Encore moins en automédication. Dans tous les cas, mieux vaut éviter de réutiliser un produit entamé sans avis médical préalable et respect absolu de sa date de péremption. Un autre geste à proscrire serait la division en deux du contenu d’une gélule pour réduire son action ou limiter ses effets. La reprise d’un produit prescrit Face à une rechute, on est tenté généralement de mettre en cause l’efficacité du traitement suivi. Ce qui n’est pas toujours le cas. Par contre, on a toujours tendance de répéter, généralement en automédication, le traitement efficace prescrit dans le passé pour un mal similaire. Or même si elle est très largement appliquée, cette automédication n’est pas sans risques. Les remèdes actuels, contrairement à ceux du passé, exigent prudence et connaissances. S’ils sont plus efficaces, ils ne sont pas sans contre-indications et/ou risques. Seul le médecin est en mesure de décider, en toute connaissance de cause, la pertinence de leur emploi. Échos récents sur la maladie d’Alzheimer Éteintes, perdues dans un monde sans passé et nul souvenir, les victimes de la maladie d’Alzheimer sont mortes en elles-mêmes. Mal à conséquences terribles, autant pour la société, les familles, leurs proches et les malades eux-mêmes, ce fléau terrible, inconnu les siècles passés, se trouve actuellement au centre des préoccupations de la science autant que des services sociaux et hospitaliers. Une récente émission télévisée (France 3) diffusée trois jours après la Journée mondiale Alzheimer, sous le titre La maladie de la mémoire, a offert un remarquable aperçu, autant scientifique que social, de cette nouvelle plaie inguérissable de l’humanité. Basé sur le témoignage et les réactions des familles autant que sur l’expression des visages des malades, ce reportage a fait tout le procès de la société actuelle, «elle-même si peu soucieuse de sa propre mémoire». Une métaphore qui ajoute à la visualisation de ce nouveau fléau de l’humanité une dimension quasi métaphysique. On peut, en effet, difficilement ne pas être terrorisés face à cet immense gouffre noir qui avale graduellement les victimes de ce mal condamnant aussi leurs proches à une véritable descente à l’enfer. Car les parents aussi se trouvent anéantis, autant que les malades eux-mêmes, face au calvaire de cette inexorable décrépitude. C’est aussi la dimension sociale et morale des dégâts de cette maladie que l’émission mettait en relief, sans négliger toutefois l’immensité de l’épreuve vécue par l’entourage face à un être dont la personnalité se désarticule inexorablement. L’émission développait les conséquences de cette maladie sur les proches vivant au jour le jour cet insoutenable calvaire. «On se sent partir avec lui dans la mort, avouait une épouse. Une mort, d’ailleurs, qui dure si longtemps et finit par ressembler à un interminable deuil blanc.» Trop de poils? Ça se soigne La testostérone est l’hormone intimement liée à la pousse des poils. Véritable engrais fortifiant pileux, elle contribue à cette pousse qui hante certaines femmes. Comme l’acné, l’hirsutisme (nom scientifique de la disgrâce) est le symptôme d’une hypersécrétion ou d’une suractivité des hormones mâles. Deux périodes de la vie présentent ce risque pour les femmes: la puberté et la ménopause. Des «bouffées» hormonales mâles ne sont pas, en effet, rares chez les adolescentes. Celles-ci peuvent se traduire par de l’acné, de la prise de poids, de cycles menstruels à rallonge et parfois aussi par une hyperpilosité de type masculin. En principe, ces excès sont passagers. Ils correspondent à une étape de la maturation des ovaires. Mais si les troubles persistent, une consultation serait à conseiller. À la ménopause, la production d’hormones féminines est arrêtée par les ovaires, mais la sécrétion des hormones mâles continue, d’où la poussée de poils en abondance. Les traitements hormonaux existent: la prise d’un médicament antiandrogène, ou l’épilation définitive au laser. Mais pour que cette opération soit efficace et définitive, le laser doit dispenser une énergie de l’ordre de 30J/cm2, ce qui implique des installations médicales ou hospitalières. En institut et centres d’esthétique, les lasers, généralement, ne font que 4J/cm2. Il convient donc de s’assurer auparavant afin d’éviter des déceptions. Que manger après... La santé, on le sait, se construit à table. Mais en cas de pépin, la «reconstruction» suit-elle le même exemple? «Impérativement», répondent les spécialistes en précisant l’élément et les denrées à privilégier. Après un effort sportif: des sels minéraux En transpirant, on perd de l’eau, bien sûr, mais aussi des sels minéraux. Vous puisez également dans les réserves de sucres (le glycogène). Il faut donc aider le corps à retrouver son équilibre et à rétablir ses réserves. Privilégier les fruits et les légumes, qui apportent vitamines et sels minéraux. Leur teneur en sucre permet aussi de reconstituer les réserves de glycogène. Pour plus d’efficacité, associez-leur des féculents (riz, pains, pâtes). Après une fracture: du calcium Rien de tel qu’un apport renforcé en calcium, en vitamines et en protéines agissant en synergie pour reconstruire une ossature et la consolider. Privilégier les laitages (deux yaourts et une part de fromage par jour) et les eaux minérales riches en calcium (1,5l par jour). Après une grossesse: du fer Lors de l’accouchement, les pertes en sang et, par conséquent, en fer sont très importantes. Il faut dans un premier temps augmenter ses réserves pendant la grossesse puis prévenir, à la naissance du bébé, un manque susceptible d’accentuer l’état de fatigue général. Privilégier les aliments qui apportent des protéines animales et du fer. C’est le cas de la viande rouge, du gibier, des moules et des lentilles. Pour une efficacité optimale: boire du jus d’orange pendant les repas car la vitamine C facilite l’assimilation du fer. Après un stress: des glucides Ils favorisent la sécrétion naturelle de sérotonine, un agent calmant. En complément, on peut prendre du magnésium et de la vitamine B6 qui aident aussi à lutter contre les effets du stress. Privilégier les fruits et les féculents, sources de glucides lents. Pour le magnésium et la vitamine B6: les oléagineux, les légumes secs, le pain complet, la soupe et certaines eaux minérales. Après un examen: des vitamines B Pour récupérer d’un tel effort, les vitamines B et les acides gras essentiels, intervenant dans la constitution des cellules nerveuses, sont recommandés. Privilégier les céréales complètes, car elles sont riches en acides gras et en vitamines B. Le poisson, les œufs et le soja apportent également des acides gras.
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