Chacun a été, est, ou sera malade. Et chacun doit, un jour ou l’autre, accompagner un malade chez un médecin. D’où la nécessité pour chacun de connaître ses droits et ses devoirs dans ce domaine. Face à l’ésotérisme d’un diagnostic médical parfois grave, et devant l’angoisse de la maladie ou la crainte de l’accident médical, le citoyen a souvent un sentiment d’infériorité et de dépendance à l’égard du corps médical ou de l’hôpital. Le paternalisme médical, accepté dans le passé, est récusé aujourd’hui en faveur de l’implication effective du malade, tant dans le droit d’obtenir des informations sur son état que de consentir à son traitement. Les droits du malade sont des droits fondamentaux de tout citoyen et sont peu évoqués ou connus en tant que tels, non dans les textes juridiques mais dans l’esprit du patient. Ils ont des sources diverses sur le plan international comme dans notre droit interne. Toutefois, l’enchevêtrement des textes ne permet pas au citoyen une bonne lisibilité ni une bonne connaissance de ces droits. Par ailleurs, la médecine posant des questions de plus en plus complexes, les législateurs de par le monde ont été amenés à légiférer pour préciser le sens et la manière de traiter certains sujets non évoqués il y a seulement quelques années. C’est afin de combler dans notre pays cette méconnaissance des droits fondamentaux de tout Libanais dans ce domaine que le Comité consultatif libanais de bioéthique, créé en mai 2001 par arrêté du président du Conseil, présente au public un de ses premiers actes : un projet de loi sur « Les droits du malade et le consentement éclairé » déjà agréé et adopté par le ministère de la Santé, le Conseil d’État, le Conseil des ministres et la commission parlementaire de la Santé. Longtemps, les droits des malades ont été ignorés. Aujourd’hui, comme le dit M. Claude Évin, ils émergent réellement. Pour être reconnus, encore faut-il qu’ils soient connus. Puisse ce premier acte du Comité libanais d’éthique contribuer à aider le public libanais à mieux connaître ses droits, et donc ses devoirs. Dr Fouad N. Boustany Secrétaire général du CCNLE
Chacun a été, est, ou sera malade. Et chacun doit, un jour ou l’autre, accompagner un malade chez un médecin. D’où la nécessité pour chacun de connaître ses droits et ses devoirs dans ce domaine. Face à l’ésotérisme d’un diagnostic médical parfois grave, et devant l’angoisse de la maladie ou la crainte de l’accident médical, le citoyen a souvent un sentiment d’infériorité et de dépendance à l’égard du corps médical ou de l’hôpital. Le paternalisme médical, accepté dans le passé, est récusé aujourd’hui en faveur de l’implication effective du malade, tant dans le droit d’obtenir des informations sur son état que de consentir à son traitement. Les droits du malade sont des droits fondamentaux de tout citoyen et sont peu évoqués ou connus en tant que tels, non dans les textes juridiques...
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