Depuis l’éclatement de la bulle spéculative des nouvelles technologies et les attentats du 11 septembre, les bonnes raisons d’allumer un Montecristo ou un Cohiba se font rares, et les représentants de l’industrie du havane réunis à Cuba depuis le début de la semaine le déplorent amèrement. Au plus haut durant les folles années de la révolution Internet, les ventes se sont partout effondrées, ont-ils constaté avec dépit lors de leur pèlerinage annuel dans la capitale du cigare. Les conséquences des attentats du 11 septembre sur les voyages et l’incertitude que la perspective d’un conflit en Irak fait peser sur l’économie mondiale se manifestent durement dans les zones franches des aéroports. Les consommateurs qui d’ordinaire n’hésitaient pas à prendre trois ou quatre boîtes se contentent aujourd’hui d’une seule, assurent les distributeurs. « Nous vendons un produit très coûteux et très haut de gamme. Il faut être dans un état d’esprit festif (pour en acheter) et, en ce moment, il y a peu de raison de l’être », confie Simon Chase, directeur du marketing chez Hunters & Frankau, l’unique importateur britannique de cigares cubains. En Grande-Bretagne, justement, les ventes sont tombées de cinq millions de cigares aux heures les plus chaudes de la fièvre Internet à 3,2 millions. Quant aux exportations, Cuba a enregistré une baisse de 10 % l’an dernier, selon Habanos S.A., coentreprise qui associe le régime castriste et la firme franco-espagnole Altadis. Près d’un millier d’experts ès havanes et de simples amateurs venus du monde entier ont versé une larme sur l’état du marché, à l’ouverture du cinquième Annual Habanos Festival au cabaret Tropicana de La Havane. Ils devaient être au moins aussi nombreux à assister vendredi soir au dîner de clôture à 500 dollars le couvert, à l’occasion duquel sera mis à l’encan un humidificateur signé de la main du Lider Maximo, Fidel Castro.
Depuis l’éclatement de la bulle spéculative des nouvelles technologies et les attentats du 11 septembre, les bonnes raisons d’allumer un Montecristo ou un Cohiba se font rares, et les représentants de l’industrie du havane réunis à Cuba depuis le début de la semaine le déplorent amèrement. Au plus haut durant les folles années de la révolution Internet, les ventes se sont partout effondrées, ont-ils constaté avec dépit lors de leur pèlerinage annuel dans la capitale du cigare. Les conséquences des attentats du 11 septembre sur les voyages et l’incertitude que la perspective d’un conflit en Irak fait peser sur l’économie mondiale se manifestent durement dans les zones franches des aéroports. Les consommateurs qui d’ordinaire n’hésitaient pas à prendre trois ou quatre boîtes se contentent aujourd’hui...
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