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Le président français réfute la thèse du choc des civilisations

Le président français Jacques Chirac a encouragé, hier à Oran, l’Algérie à poursuivre ses réformes démocratiques et a plaidé pour la diversité culturelle entre l’Occident et le monde arabo-musulman. « Faites vivre les idéaux de liberté, de tolérance, de solidarité, de justice, de fraternité », a-t-il lancé devant quelque 500 étudiants de l’Université d’Oran, au troisième et dernier jour de sa visite d’État en Algérie. Il a assuré que la France sera « côte à côte » avec l’Algérie pour l’aider « à relever les défis de son développement ». « Ici comme ailleurs, je sais que l’aspiration du peuple algérien à la paix civile, au redressement est également une aspiration à la liberté dans la justice, à la démocratie, au respect des droits de l’homme », a ajouté le président français, alors que l’Algérie sort difficilement de dix ans d’affrontements sanglants entre les groupes armés islamistes et les forces de sécurité. M. Chirac a également défendu « la diversité culturelle » à l’image de l’Algérie, qui, « arabe et berbère, a été aussi numide, romaine, vandale, byzantine, ottomane, française ». Jacques Chirac a par ailleurs rendu « un hommage particulier à ces nombreux jeunes d’origine algérienne » établis en France, saluant « les très belles réussites, les magnifiques parcours individuels de beaucoup d’enfants de l’immigration algérienne, devenus français et dont nous sommes fiers ». Fort de ces « enrichissements mutuels », le président français a fortement récusé l’idée d’un « choc des civilisations qui serait inéluctable », « tout particulièrement entre l’islam et le christianisme ou entre l’Occident et le reste du monde ». Alors que les moins de 30 ans représentent 70 % de la population algérienne et que 50 % de celle-ci en âge de travailler sont au chômage, M. Chirac a reconnu que la jeunesse « se pose mille questions », qu’elle est « révoltée par l’injustice, incertaine de son avenir, traversée de doutes sur sa capacité à s’épanouir librement ». En référence aux injustices de la colonisation et à la guerre d’Algérie (1954-1962), Jacques Chirac est revenu à nouveau sur la nécessité de « ne pas chercher à taire ni à occulter les pages les plus sombres de cette relation ». « Ce travail de mémoire, nous avons choisi de le faire, avec lucidité et sérénité, car c’est en le menant à bien que nous construirons l’avenir sur des fondations solides », a déclaré M. Chirac, lors de cette dernière allocution en Algérie. « Cet avenir, et c’est le sens de ma visite en Algérie, nous avons l’ambition de le construire la main dans la main, Algériens et Français réunis et solidaires », a-t-il ajouté. À l’issue de cette allocution, M. Chirac a brièvement dialogué avec les étudiants qui l’ont interrogé sur la relance des échanges universitaires entre les deux pays, les projets en matière d’enseignement ou l’image de l’Algérie sur la scène internationale.
Le président français Jacques Chirac a encouragé, hier à Oran, l’Algérie à poursuivre ses réformes démocratiques et a plaidé pour la diversité culturelle entre l’Occident et le monde arabo-musulman. « Faites vivre les idéaux de liberté, de tolérance, de solidarité, de justice, de fraternité », a-t-il lancé devant quelque 500 étudiants de l’Université d’Oran, au troisième et dernier jour de sa visite d’État en Algérie. Il a assuré que la France sera « côte à côte » avec l’Algérie pour l’aider « à relever les défis de son développement ». « Ici comme ailleurs, je sais que l’aspiration du peuple algérien à la paix civile, au redressement est également une aspiration à la liberté dans la justice, à la démocratie, au respect des droits de l’homme », a ajouté le président...