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Trophée Jules-Verne : premier échec pour Ellen MacArthur

Ellen MacArthur, à qui tout avait réussi jusqu’à présent, a connu son premier échec après le démâtage de son catamaran géant Kingfisher II, dimanche soir, après 26 jours de mer dans le trophée Jules-Verne, le tour du monde à la voile en équipage sans escale. « C’est le coup de fil que je n’aurais pas voulu passer, a annoncé à son équipe la Britannique, dimanche à 22h22 GMT. Nous avons démâté il y a une vingtaine de minutes », alors que le bateau se situait à une centaine de milles au sud-est des Kerguelen. Selon les premières informations, le mât (haut de 39,5 m), qui était neuf, s’est brisé en deux endroits. Le catamaran géant avançait à allure modérée, dans des vents soufflant entre 25 et 30 nœuds (45 à 54 km/h) et des vagues de 1,5 m de hauteur. L’équipage a nettoyé le pont et déblayé les morceaux de mât cassé avant de confectionner un gréement de fortune qui permet à Kingfisher II de faire route vers le port australien de Perth, le plus proche selon Mark Turner, responsable à terre du projet. Au moment du démâtage, Kingfisher II était en avance d’une vingtaine d’heures sur les temps du record actuel détenu par le Français Bruno Peyron, avec le catamaran Orange (64 j 08 h 37 min 24 sec). Mais elle comptait un retard de deux jours sur un autre navigateur français, Olivier de Kersauson, lui aussi en course pour le trophée Jules-Verne, qui remonte l’Atlantique avec son trimaran géant Geronimo. « Nous avons eu pas mal de malchance, de mauvaises conditions météo qui nous ont continuellement attardés depuis le départ, mais nous nous sommes battus et les choses commençaient à tourner à notre avantage. Maintenant c’est tragiquement terminé », a commenté la navigatrice de 26 ans. « J’ai pensé que nous avions heurté quelque chose quand le bateau a ralenti si subitement, a-t-elle raconté. Lorsque je suis monté sur le pont, j’ai vu que le mât s’était effondré, c’est la dernière chose que je voulais voir. Personne n’est blessé, nous avons eu de la chance. Si c’était arrivé alors que nous faisions des manoeuvres, cela aurait pu être plus grave. C’est si dur de voir tout ce travail gâché. Nous nous sommes continuellement battus. L’équipage a toujours été positif, toujours animé par la volonté de battre le record », a encore expliqué la Britannique, victorieuse de la Transat anglaise 2000, de la Route du Rhum 2002 en monocoque et deuxième du Vendée Globe 2001. Avec ses 13 hommes d’équipage, Ellen MacArthur s’était élancée le 30 janvier au large d’Ouessant, après avoir reporté son départ de quelques jours pour réparer un rail de grand-voile défectueux. Ralentie par des vents faibles, elle avait difficilement franchi l’équateur avant de heurter un objet flottant non identifié (ofni). Malgré ses contretemps, la Britannique grignotait peu à peu son retard sur de Kersauson. Cet abandon est le huitième sur les 13 tentatives de s’emparer du trophée Jules-Verne depuis 1993.
Ellen MacArthur, à qui tout avait réussi jusqu’à présent, a connu son premier échec après le démâtage de son catamaran géant Kingfisher II, dimanche soir, après 26 jours de mer dans le trophée Jules-Verne, le tour du monde à la voile en équipage sans escale. « C’est le coup de fil que je n’aurais pas voulu passer, a annoncé à son équipe la Britannique, dimanche à 22h22 GMT. Nous avons démâté il y a une vingtaine de minutes », alors que le bateau se situait à une centaine de milles au sud-est des Kerguelen. Selon les premières informations, le mât (haut de 39,5 m), qui était neuf, s’est brisé en deux endroits. Le catamaran géant avançait à allure modérée, dans des vents soufflant entre 25 et 30 nœuds (45 à 54 km/h) et des vagues de 1,5 m de hauteur. L’équipage a nettoyé le pont et déblayé...