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Iran Un dissident arrêté à son retour dans le pays

Un dissident iranien, Ghassem Shoele Saadi, auteur d’écrits virulents contre le pouvoir et en particulier contre le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, a été arrêté hier matin par la police à l’aéroport de Téhéran à son retour en Iran. Fin 2002 alors qu’il se trouvait en France, Ghassem Shoele Saadi avait envoyé une lettre ouverte au guide suprême pour dénoncer la politique intérieure et internationale du pays. Il avait été élu deux fois député entre 1987 et 1995 à Chiraz (sud), mais ces dernières années, il n’avait cessé de critiquer les religieux conservateurs et le guide suprême. Un autre intellectuel dissident iranien, Mohsen Sazegara, avait été arrêté le 18 février avant d’être libéré cinq jours plus tard pour être hospitalisé en raison de son état de santé. Les deux hommes ont formé récemment la Coalition nationale des partisans des libéraux qui a présenté une liste à Téhéran pour les élections municipales du 28 février. Montazéri empêché de se rendre à Téhéran pour des examens médicaux L’ayatollah dissident iranien Hossein Ali Montazéri, qui sort de cinq années de résidence surveillée, a été empêché par les Gardiens de la Révolution de se rendre à Téhéran pour des examens médicaux alors qu’il souffre de problèmes cardiaques. L’ayatollah Montazéri, âgé de 80 ans, devait aller dimanche à l’hôpital à Téhéran de Qom où il habite à environ 150 km au sud de la capitale. Les Gardiens de la Révolution, membres de l’armée idéologique du régime censés le protéger, ont insisté pour qu’un des leurs monte dans la même voiture que lui, mais ses proches ont refusé. Les Gardiens de la Révolution, qui le surveillaient jusqu’à récemment, ont alors bloqué sa rue avec des véhicules. La justice dément la grâce de cinq juifs accusés d’espionnage Le porte-parole de la justice iranienne a démenti hier des informations faisant état de la grâce de cinq juifs iraniens emprisonnés pour espionnage. Dix juifs et deux musulmans avaient été condamnés en juillet 2000 pour espionnage au profit d’Israël à des peines allant de quatre à treize ans de prison ferme à l’issue d’un procès à huis clos qui avait suscité une vive émotion internationale et la mobilisation des organisations de défense des droits de l’homme. En septembre 2000, la cour d’appel avait réduit les condamnations et fait libérer deux juifs, qui avaient purgé leur peine. Les huit juifs restants avaient bénéficié d’une permission fin septembre 2002 à l’occasion de la fête juive de Souccot. Depuis, trois ont fait l’objet, le 22 octobre, en même temps que 739 autres prisonniers, d’une grâce prononcée par l’ayatollah Ali Khamenei, pour l’anniversaire de l’imam Mahdi, le douzième successeur du prophète dans l’islam chiite.
Un dissident iranien, Ghassem Shoele Saadi, auteur d’écrits virulents contre le pouvoir et en particulier contre le guide suprême, l’ayatollah Ali Khamenei, a été arrêté hier matin par la police à l’aéroport de Téhéran à son retour en Iran. Fin 2002 alors qu’il se trouvait en France, Ghassem Shoele Saadi avait envoyé une lettre ouverte au guide suprême pour dénoncer la politique intérieure et internationale du pays. Il avait été élu deux fois député entre 1987 et 1995 à Chiraz (sud), mais ces dernières années, il n’avait cessé de critiquer les religieux conservateurs et le guide suprême. Un autre intellectuel dissident iranien, Mohsen Sazegara, avait été arrêté le 18 février avant d’être libéré cinq jours plus tard pour être hospitalisé en raison de son état de santé. Les deux hommes ont...