Déroute historique de la gauche israélienne(photo)
le 30 janvier 2003 à 00h00
Le bloc des partis de gauche a subi une déroute historique lors des élections israéliennes, qui résulte du glissement à droite de l’électorat israélien depuis le début de l’intifada palestinienne, et de son incapacité à s’adapter à cette nouvelle situation. La gauche est ainsi réduite à 34 sièges, soit trois sièges de moins que le seul Likoud du Premier ministre Ariel Sharon. Les travaillistes, conduits par Amram Mitzna, ont réalisé le pire score de leur histoire avec 19 sièges dans la nouvelle Knesset (sur un total de 120), contre 25 dans le Parlement sortant. Le Meretz, qui, avec 10 sièges, a longtemps constitué le premier parti d’opposition dans le Parlement sortant (avant que les travaillistes ne quittent le gouvernement fin octobre 2002), se retrouve réduit à 6 sièges, un revers qui a conduit son chef, Yossi Sarid, à démissionner de ses fonctions. Le bloc de la gauche n’atteint 34 sièges qu’avec l’appoint des formations arabes, qui ont remporté neuf sièges, face à un bloc de droite de 67 sièges. « La gauche s’est effondrée », titrait en une le quotidien à grand tirage Yediot Aharonot. « Victoire de Sharon et crash de la gauche travailliste », titrait de son côté le Maariv. « La gauche n’en a pas fini de payer pour l’erreur tragique des accords d’Oslo (1993) », a déclaré à la radio publique israélienne Reuven Rivlin, ministre des Télécommunications sortant, et proche de M. Sharon. « Hier est venu le châtiment du camp (de la gauche) qui n’a pas fait son examen de conscience. On peut affirmer avec certitude que, plutôt que d’avoir accordé sa confiance à la droite, le pays a voulu punir la gauche pour s’être obstinée à vendre au pays la formule mensongère consistant à obtenir le salut en évacuant les territoires », écrivait le Yediot Aharonot dans un éditorial.
Le bloc des partis de gauche a subi une déroute historique lors des élections israéliennes, qui résulte du glissement à droite de l’électorat israélien depuis le début de l’intifada palestinienne, et de son incapacité à s’adapter à cette nouvelle situation. La gauche est ainsi réduite à 34 sièges, soit trois sièges de moins que le seul Likoud du Premier ministre Ariel Sharon. Les travaillistes, conduits par Amram Mitzna, ont réalisé le pire score de leur histoire avec 19 sièges dans la nouvelle Knesset (sur un total de 120), contre 25 dans le Parlement sortant. Le Meretz, qui, avec 10 sièges, a longtemps constitué le premier parti d’opposition dans le Parlement sortant (avant que les travaillistes ne quittent le gouvernement fin octobre 2002), se retrouve réduit à 6 sièges, un revers qui a conduit son chef,...
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