TPI Milosevic se plaint d’être noyé sous les documents de l’accusation
le 29 janvier 2003 à 00h00
Slobodan Milosevic s’est plaint mardi devant le Tribunal pénal international (TPI) d’être noyé sous une montagne de documents que lui adresse l’accusation et dont il affirme qu’ils ne sont même pas traduits en serbe. M. Milosevic, qui refuse de prendre des avocats, a affirmé avoir reçu au total 300 000 pages de documents de l’accusation depuis le début de son procès, le 12 février, dont une dernière liasse, tout récemment, de 40 000 pages. « J’étais dans mon lit quand j’ai reçu 40 000 pages du procureur qui s’ajoutent aux documents que j’ai déjà reçus », a dit M. Milosevic à la reprise de l’audience mardi matin. « Ces documents, a-t-il affirmé, ne sont même pas dans ma langue maternelle ». Le juge Richard May, qui préside la Chambre, a estimé que ces déclarations de M. Milosevic étaient « hors de propos ». M. Milosevic, qui est apparu à l’audience très pâle et les traits tirés, refuse de prendre des avocats, notamment pour ne pas paraître légitimer le TPI, et il doit donc assumer seul sa défense, avec l’aide de deux conseils belgradois qui ne prennent pas place dans la salle du tribunal. Mardi matin, l’accusation a continué à évoquer le siège de Dubrovnik (Croatie) en interrogeant un homme d’affaires croate, Ivo Simonovic, qui avait participé à la défense de la ville, assiégée par les forces serbes en 1991. Le siège de Dubrovnik avait également été au centre de la déposition du précédent témoin, Petar Kriste, qui occupait à l’époque les fonctions de ministre croate de la Défense.
Slobodan Milosevic s’est plaint mardi devant le Tribunal pénal international (TPI) d’être noyé sous une montagne de documents que lui adresse l’accusation et dont il affirme qu’ils ne sont même pas traduits en serbe. M. Milosevic, qui refuse de prendre des avocats, a affirmé avoir reçu au total 300 000 pages de documents de l’accusation depuis le début de son procès, le 12 février, dont une dernière liasse, tout récemment, de 40 000 pages. « J’étais dans mon lit quand j’ai reçu 40 000 pages du procureur qui s’ajoutent aux documents que j’ai déjà reçus », a dit M. Milosevic à la reprise de l’audience mardi matin. « Ces documents, a-t-il affirmé, ne sont même pas dans ma langue maternelle ». Le juge Richard May, qui préside la Chambre, a estimé que ces déclarations de M. Milosevic étaient «...
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