Rechercher
Rechercher

Actualités

Le général Schwarzkopf se rallie au camp des sceptiques

Le général Norman Schwarzkopf, héros de la guerre du Golfe de 1991, a demandé hier à Washington de justifier une nouvelle guerre en Irak, en insistant sur le manque de preuves publiques contre Saddam Hussein et le rôle des inspecteurs de l’Onu. Dans un entretien publié par le Washington Post, il a rejoint les critiques exprimées ces derniers mois par d’anciens hauts responsables militaires américains quant à une guerre rapide voulue notamment par le chef du Pentagone, Donald Rumsfeld. « Imaginer Saddam Hussein possédant des capacités nucléaires sophistiquées vous remplit d’effroi. Mais cela dit, je ne sais pas de quels renseignements dispose le gouvernement américain. Et donc je ne peux pas décemment dire : “Sans l’ombre d’un doute, il nous faut intervenir en Irak”. J’aimerais avoir plus d’informations », a déclaré le général américain, qui commanda les forces coalisées pour déloger l’Irak du Koweït. Interrogé à son domicile de Tampa (Floride, Sud), Norman Schwarzkopf, âgé de 68 ans, estime qu’il faut donner du temps aux inspecteurs du désarmement de l’Onu pour accomplir leur tâche. « Je pense qu’il est essentiel que nous attendions de voir ce que vont trouver les inspecteurs, et, espérons-le, ils vont trouver quelque chose. » Il s’interroge aussi sur l’avenir de l’Irak dans l’hypothèse d’un changement de régime. « J’espère qu’on a prévu les ressources suffisantes pour avoir une armée d’occupation parce que, sinon, ce sera le chaos », a-t-il dit, en évoquant les risques d’éclatement ethnique de ce pays. Le général de l’armée de terre se montre aussi critique de l’autoritarisme dont ferait preuve le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld, selon des fonctionnaires et des militaires au Pentagone demandant à ne pas être identifiés. Norman Schwarzkopf lui reproche de trop s’impliquer dans la stratégie et la tactique, en négligeant les avis des militaires, et de « mépriser » le rôle des fantassins de l’armée de terre au profit de la guerre aérienne et des armes de haute technologie.
Le général Norman Schwarzkopf, héros de la guerre du Golfe de 1991, a demandé hier à Washington de justifier une nouvelle guerre en Irak, en insistant sur le manque de preuves publiques contre Saddam Hussein et le rôle des inspecteurs de l’Onu. Dans un entretien publié par le Washington Post, il a rejoint les critiques exprimées ces derniers mois par d’anciens hauts responsables militaires américains quant à une guerre rapide voulue notamment par le chef du Pentagone, Donald Rumsfeld. « Imaginer Saddam Hussein possédant des capacités nucléaires sophistiquées vous remplit d’effroi. Mais cela dit, je ne sais pas de quels renseignements dispose le gouvernement américain. Et donc je ne peux pas décemment dire : “Sans l’ombre d’un doute, il nous faut intervenir en Irak”. J’aimerais avoir plus d’informations...