Le parc de loisirs Dracula sera construit dans l’agglomération de Bucarest et non pas près de la cité médiévale de Sighisoara, au centre de la Roumanie, comme prévu initialement, a annoncé le ministre roumain du Tourisme, Matei Dan. Cette décision a été adoptée suite aux conseils du cabinet d’audit PricewaterhouseCoopers (PwC), chargé de rédiger une étude de faisabilité, après que l’emplacement à Sighisoara, ville inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, eut soulevé des protestations internationales. Outre Bucarest et Sighisoara, PwC a également étudié un éventuel emplacement à Constanta, au sud-est du pays, le grand port roumain de la mer Noire. Le choix de l’agglomération de Bucarest, dont l’endroit exact fait toujours l’objet d’études, « est le plus avantageux de tous les points de vue », notamment pour les infrastructures, le nombre de touristes potentiels et le profit, a souligné le ministre. Trois ans après son ouverture, le parc pourrait attirer environ un million de touristes par an dont 19 % étrangers, contre 661 000 touristes par an s’il avait été créé à Constanta, ou 623 000 à Sighisoara, selon l’étude de PwC citée par M. Dan. Sur ces chiffres, Constanta et Sighisoara auraient pu compter sur environ 16 % de touristes étrangers. Les revenus annuels sont estimés à 11,4 millions d’euros à Bucarest, contre 5,7 millions d’euros à Constanta et 5,9 millions d’euros à Sighisoara, selon la même source. De même, le parc Dracula de Bucarest, qui pourrait ouvrir ses portes en 2004, conduirait à la création de 646 emplois contre 529 à Constanta et seulement 448 à Sighisoara, selon l’étude. L’organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), ainsi que de nombreuses associations d’écologistes et d’historiens, dont la fondation Mihai Eminescu Trust parrainée par le prince Charles d’Angleterre, avaient fustigé le projet « Sighisoara ». Elles estimaient en effet qu’il « mettait en danger la valeur culturelle de la cité », érigée au XIIe siècle par des colons luxembourgeois. Le parc, prévu sur 60 hectares, aura comme thème le vampire Dracula, personnage créé en 1897 par l’écrivain irlandais Bram Stoker en s’inspirant de la légende du XVe siècle du prince sanguinaire roumain Vlad Tepes (l’Empaleur), dont Sighisoara est généralement considérée comme la ville natale.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats Le parc de loisirs Dracula sera construit dans l’agglomération de Bucarest et non pas près de la cité médiévale de Sighisoara, au centre de la Roumanie, comme prévu initialement, a annoncé le ministre roumain du Tourisme, Matei Dan. Cette décision a été adoptée suite aux conseils du cabinet d’audit PricewaterhouseCoopers (PwC), chargé de rédiger une étude de faisabilité, après que l’emplacement à Sighisoara, ville inscrite au patrimoine mondial de l’Unesco, eut soulevé des protestations internationales. Outre Bucarest et Sighisoara, PwC a également étudié un éventuel emplacement à Constanta, au sud-est du pays, le grand port roumain de la mer Noire. Le choix de l’agglomération de Bucarest, dont l’endroit exact fait toujours l’objet d’études, « est le plus avantageux de tous les points de vue »,...