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Initiation à la paternité, une étape en pleine exploration

La grossesse et ses problèmes, on l’oublie souvent, ne sont pas vécus exclusivement au féminin. Si la mère est la porteuse du précieux fruit, le père n’est nullement épargné du retentissement majeur qu’implique un tel événement dans la vie et le psychisme du couple. Longtemps mésestimés ou ignorés, occultés aussi, le retentissement paternel et sa répercussion n’ont été abordés que très épisodiquement. Aujourd’hui, les connaissances scientifiques permettent de réaliser que la naissance de l’enfant est pour le père aussi une épreuve majeure et à multiples résonances.Une récente étude réalisée par des chercheurs de l’Université de Pise (Italie) vient de révéler que 92% des futurs pères accusent des modifications de comportement et d’habitudes qui dénotent l’existence d’une «période de crise». Ce «syndrome de couvade» vécu au masculin s’exprime, selon les chercheurs, par des modifications d’habitudes, essentiellement sexuelles (88% des cas), de l’anxiété ou de la peur (37%) et d’un intérêt très prononcé pour ce qui touche la procréation. À savoir aussi, 7% des futurs pères ne manifestent aucun intérêt pour ce qui se rapporte à la grossesse de leur compagne. On serait en droit de se demander pourquoi ce n’est qu’à présent seulement qu’on parle «d’empathie» avec l’épouse, quand ce syndrome existe depuis bien avant les avancées psychanalytiques. L’image du mâle viril, chasseur et protecteur s’accommoderait, en effet, mal de cet état de compagnon victime des mêmes symptômes que sa partenaire «fécondée»... Or il semblerait que la proportion d’hommes présentant ces symptômes pendant la grossesse de leur femme varie de 10 à 65% selon les pays, les études et les aveux! Il est toutefois certain qu’il s’agit d’un syndrôme qui ne connaît pas de frontières et d’habitudes, puisqu’on le rencontre autant chez les Américains qu’en Asie, chez les Européens autant qu’en Afrique ou aux d’Îles du Pacifique. On ne peut donc évoquer une origine culturelle, d’autant plus que les symptômes suivent le même rythme sous toutes les habitudes. Ils s’accentuent au cours des trois derniers mois de la gestation et disparaissent à la naissance... Une des suppositions avancées serait une éventuelle intervention hormonale. Diverses études, en effet, portant sur des rongeurs, des volatiles et des singes, ont démontré que des fluctuations hormonales induiraient chez les mâles certains comportements paternels. Plus récemment, la psychologue canadienne Anne Storey a révélé dans ses travaux que les hommes subissent eux-mêmes des fluctuations hormonales qui les préparent à la naissance de leur enfant. Entre le milieu et la fin de la grossesse, leurs taux de prolactine accuse une augmentation. Par contre, les taux de testostérone et de cortisol (hormone du stress) diminuent avant et après la naissance... On déduirait, ainsi, que des signaux émanant de la femme enceinte prépareraient son compagnon à assumer ses responsabilités et ses tâches paternelles. Le point de vue des biologistes Des travaux plus récents que ceux de la biologiste canadienne, émanant d’une équipe américaine, ont révélé des modifications hormonales masculines étonnantes. Une augmentation de l’hormone sexuelle féminine (œstradiol) chez les hommes pendant la grossesse de leur compagne serait parallèle à une baisse de testostérone et de cortisol. Une semaine avant l’accouchement, une remontée de l’œstradiol permet la confrontation avec l’événement stressant de la naissance. Sans tirer des conclusions définitives, les biologistes, auteurs de l’étude, n’excluent pas le fait que les fluctuations hormonales pourraient avoir des causes dépendantes de l’environnement. Mais il est évident que le cerveau paternel, moins imbibé de testostérone, induirait des comportements plus émotifs, plus proches de ceux des femmes, bref des attitudes privilégiant l’affection et la tendresse. Voilà donc des réponses scientifiques contemporaines venant expliquer les rites de couvade, décrits par les voyageurs et les anthropologues du XIXe siècle à propos des peuplades de Guyane. Le nouveau père, trois jours durant, reste seul, dans son hamac, jeûnant près de son enfant qui vient de naître. Il tente de capter toute intervention émanant des esprits malveillants en essayant de faire passer toute l’énergie de son propre corps dans le corps et l’âme du nouveau-né. Semblables rites existent jusqu’à présent auprès de diverses ethnies sans liens historiques ou géographiques (Bornéo, Groenland, Bolivie, Caraïbes). Ils ne font que mettre en évidence l’importance de la tâche et du rôle paternels dans la construction d’un nouvel être. Une notion qui ne peut que servir de fondement solide et intemporel à toute société...Rituels de paternité et congé de naissanceDans toutes les sociétés, même les plus patriarcales, la naissance d’un enfant s’accompagne de rituels particuliers. Des guerriers yéménites aux chasseurs de Sibérie, de Namibie à l’Alaska, des cérémonies particulières marquent l’arrivée d’un membre nouveau au sein du groupe familial. Le «congé de paternité» adopté par plusieurs pays de la Communauté européenne confirme l’importance de toute naissance pour la société. Dans les pays européens, un congé de 11 jours (ou plus, selon les législations) permet, en s’ajoutant aux trois jours libres dits «de la naissance», de s’habituer à la paternité... L’association virus-cancerLa liaison entre papilloma virus et cancer du col de l’utérus est reconnue depuis une vingtaine d’années. Aujourd’hui, on connaît d’autres virus s’avérant aussi liés à d’autres types de cancers. Des recherches sont poursuivies au Mont Sinaï, l’école médicale à New York, par le Pr James Holland, sur les causes et les facteurs favorisant les cancers du sein. Selon ses évaluations, 40% des cancers mammaires pourraient être provoqués par un virus, compte tenu du fait que certaines cellules malignes paraissent étonnamment proches du virus qui provoque le cancer du sein chez la souris (le «virus de Bitner»). De surcroît, dans les familles où plusieurs femmes apparentées (mère, grand-mère, sœur) sont atteintes, ce virus a été détecté très souvent. Ce qui implique qu’il pourrait être responsable de ce type de cancer. Au stade actuel des connaissances, on ne connaît pas ses modes de transmission mais il est probable, selon les cancérologues, de réussir bientôt à le dépister très tôt chez les femmes à risque. Cela permettrait une offensive à base d’antibiotiques ou même peut-être un vaccin, qui empêcheraient la survenue de certains cancers de ce genre. À savoir, les spécialistes estiment que 20 à 30% des cancers sont «associés» à des agents infectieux. Le cancer, toutefois, n’est pas pour autant une maladie contagieuse. Les virus dont il est fait allusion ici sont présents dans l’air sans être contagieux. «Il s’agit, précisent les spécialistes, de virus plus lents à déclencher la maladie, comme ceux de l’hépatite responsables de cancers du foie... Verres de contact Les lentilles qui font voir clair «Les lentilles de contact ont fait de tels progrès que, pratiquement, tout le monde peut être équipé sans aucun problème», déclarait récemment le Dr Earth, ophtalmologiste de formation et directeur du département d’ophtalmologie à l’Hôpital américain de Paris (Neuilly). Grâce aux importantes améliorations apportées aux lentilles pour la presbytie, qui apparaît vers la quarantaine, même cette baisse de la vision peut être palliée par le port de lentilles. Avancée particulièrement intéressante, car ce défaut de la vision (difficulté de voir de près) touche des millions de personnes dans chaque pays. Désormais, l’adaptation aux lentilles de contact, quoique toujours très délicate, est plus aisée et moins longue. Il faut, en effet, un entraînement d’environ un mois pour que 90% des presbytes soient parvenus à la fin du port de lunettes. Car si la motivation principale reste esthétique, le port de lunettes et la dépendance sont une servitude bien pesante à la longue. Myopes, astigmates et hypermétropes, quant à eux, trouvent aussi une solution idéale, depuis plus longtemps, dans le port des lentilles. D’autant plus que les matériaux bénéficient actuellement de nombreuses avancées techniques. Ils laissent mieux passer l’oxygène en renfermant plus d’eau, ils diminuent le risque d’infections. À la moindre gêne cependant (picotements, larmoiement, rougeur, brûlure), il faut retirer ses lentilles et consulter. Les accidents, par ailleurs, sont très rares. Les lentilles à renouvellement fréquent, selon la pratique actuelle, ont fait baisser de 30% le nombre d’incidents. Il s’agit d’infections oculaires provoquées le plus souvent par un manque d’hygiène ou la négligence des règles d’utilisation. Par ailleur, passer une nuit entière avec des lentilles non prévues pour cela peut être cause d’inconfort (sensation de brûlure, picotements) ou encore d’infection. En revanche, une petite sieste, d’une ou de deux heures, sans retirer ses lentilles au préalable ne présente pas de risques. Il est possible, toutefois, de s’équiper de lentilles dites «permanentes», spécialement conçues pour être gardées une semaine, jour et nuit. Elles sont le résultat de progrès techniques remarquables, minimisant le risque d’infections. Certains médicaments peuvent augmenter la sécheresse de l’œil, ce qui a pour conséquence la sécheresse du milieu oculaire où baigne la lentille. La grossesse, par ailleurs, peut modifier la courbure de la cornée, ce qui rend les lentilles trop «serrées». Les yeux aussi peuvent s’assécher et rendre le port de lentilles incorfortable. Bricolage et prudence Des précautions indispensables Bricoler chez soi est une vraie joie qui nécessite cependant certaines précautions capables d’éviter des désastres. La manipulation d’instruments et d’appareils, de produits et matériaux plus ou moins dangereux impose de respecter certaines règles de sécurité. Blessures et intoxications sont très souvent les conséquences d’une mauvaise utilisation. Produits chimiques Par ignorance ou maladresse, une mauvaise utilisation peut entraîner des conséquences dramatiques. La projection de certains liquides peut causer des brûlures et les vapeurs qu’ils dégagent sont parfois à l’origine d’intoxications. Masque et gants deviennent ainsi indispensables. À éviter à tout prix: le stockage de produits corrosifs. Acheter la quantité nécessaire et se débarrasser des résidus. À éviter: – transvaser un liquide toxique dans une bouteille alimentaire. À moins de signaler par une étiquette bien lisible le nouveau contenu; – faire certains mélanges: eau de Javel ajoutée à de l’ammoniaque (le gaz toxique qui se dégage est dangereux car très irritant); – travailler à l’aide de solvants dans une pièce mal aérée ou près d’une source de chaleur. Ou, pire encore, fumer durant l’opération. Jeter les emballages des produits corrosifs dans la poubelle domestique ou dans les containers municipaux (publics); – procéder à des manipulations dangereuses sans masque et sans gants. Gare à la fée électricité L’intervention sur une installation électrique exige des précautions et une grande vigilance. – Bricoler dans un lieu humide (cave, sous-sol) avec un matériel non raccordé à la terre, ou des outils sans manches ou poignées isolantes. – Ne pas porter des chaussures. Ces derniers minimisent les risques des décharges électriques. – Ne pas utiliser des outils spécifiques ou ne pas couper le courant avant de commencer toute intervention sur l’appareillage. RUBRIQUE RÉALISÉE PAR Claire Gebeyli
La grossesse et ses problèmes, on l’oublie souvent, ne sont pas vécus exclusivement au féminin. Si la mère est la porteuse du précieux fruit, le père n’est nullement épargné du retentissement majeur qu’implique un tel événement dans la vie et le psychisme du couple. Longtemps mésestimés ou ignorés, occultés aussi, le retentissement paternel et sa répercussion n’ont été abordés que très épisodiquement. Aujourd’hui, les connaissances scientifiques permettent de réaliser que la naissance de l’enfant est pour le père aussi une épreuve majeure et à multiples résonances.Une récente étude réalisée par des chercheurs de l’Université de Pise (Italie) vient de révéler que 92% des futurs pères accusent des modifications de comportement et d’habitudes qui dénotent l’existence d’une «période de...