Le rot du commandant Luis Felipe Acosta Carles va résonner longtemps (PHOTO)
le 20 janvier 2003 à 00h00
En signe d’arrogance ou de vulgarité, le général Luis Felipe Acosta Carles, de la garde nationale vénézuélienne, a, après avoir pris d’assaut un entrepôt de boisson, éructé vendredi devant le pays un rot militaire qui n’a pas fini de résonner dans la crise vénézuélienne. Trois heures plus tard, le secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA) César Gaviria, suspendait la table des négociations à Caracas en raison de la tension grandissante. En direct, devant les caméras de l’ensemble des télévisions vénézuéliennes, l’officier commandant de la garde nationale de l’État de Carabobo (100 km à l’ouest de Caracas), a pris comme un trophée une canette de bière qu’il a bue, et se penchant sur les micros a émis un énorme rot devant tout le pays. « Pardon, vous dites que je suis mal éduqué, oui je suis mal éduqué », a commenté l’officier, et de mimer un nouveau rot devant les caméras. « Tout cela appartient au peuple. Je prends tout cela pour le peuple », a-t-il ajouté avant de visiter martialement l’entrepôt de la Panamco, une entreprise américaine de distribution des produits de Coca-cola. L’image de ce général est déjà diffusée en boucle sur les télévisions privées qui s’étaient précipitées pour assister à la première prise de contrôle par des militaires d’un entrepôt de produits alimentaires, comme l’avait annoncé la semaine dernière le président Hugo Chavez. Après avoir brisé les chaînes des portes de l’entreprise avec des cisailles, les militaires ont mené une action particulièrement musclée face aux employés en grève, en majorité des femmes, qui protestaient et insultaient les soldats. Les gaz lacrymogènes ont été largement utilisés, sans compter les coups et tirages de cheveux dans les bousculades. Les télévisions ont montré une femme violemment jetée à terre par un soldat. Le président vénézuélien, lui-même un ancien lieutenant-colonel parachutiste, a menacé de faire appel de plus en plus à l’armée pour se substituer aux civils, y compris dans les écoles partiellement en grève.
En signe d’arrogance ou de vulgarité, le général Luis Felipe Acosta Carles, de la garde nationale vénézuélienne, a, après avoir pris d’assaut un entrepôt de boisson, éructé vendredi devant le pays un rot militaire qui n’a pas fini de résonner dans la crise vénézuélienne. Trois heures plus tard, le secrétaire général de l’Organisation des États américains (OEA) César Gaviria, suspendait la table des négociations à Caracas en raison de la tension grandissante. En direct, devant les caméras de l’ensemble des télévisions vénézuéliennes, l’officier commandant de la garde nationale de l’État de Carabobo (100 km à l’ouest de Caracas), a pris comme un trophée une canette de bière qu’il a bue, et se penchant sur les micros a émis un énorme rot devant tout le pays. « Pardon, vous dites que je...
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