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Hermann Maier est revenu(PHOTO)

Le skieur autrichien Hermann Maier n’a rien perdu des réflexes éprouvés devant les caméras de télévision qui l’encerclaient hier après la première manche du slalom géant d’Adelboden, où il vient d’effectuer sa rentrée après une saison et demie d’absence pour blessure. Il sourit et réajuste d’un geste entendu sa casquette, qui pèse un million d’euros, avec les noms de parraineurs affichés sur la visière et les côtés. « Non, je n’étais pas nerveux. Mais pas assez concentré, pas assez prêt mentalement. Prendre le départ, c’était quelque chose de nouveau pour moi. Je n’avais plus l’habitude », entame le triple vainqueur de la Coupe du monde de ski alpin, victime d’un grave accident de moto le 24 août 2001. « Pour arriver au niveau qui était le mien il y a deux ans, il faut que je fasse des courses en continu. C’est vrai que j’ai moins bien skié qu’à l’entraînement. Mais la grande différence, c’est la distance et la piste. Ici, elle est exigeante, pentue et verglacée », poursuit-il. À ce moment-là, bien que relégué à 3 sec 34/100 du Suisse Didier Cuche, Herminator, 30 ans, est encore dans le cercle des 30 meilleurs, seuls admis à prendre le départ sur le second parcours, dans l’ordre inversé. Happé par les médias, il se désintéresse des seconds rôles qui descendent, dont certains le repoussent progressivement vers la ligne d’exclusion. « J’ai fait des fautes, notamment un travers sur le haut. Il m’a fallu quelques portes pour retrouver le rythme. Et puis je n’ai pas su attaquer sur le plat », analyse-t-il. Record d’affluence Il se rassure : « Il y en a beaucoup derrière moi. » En fait, les meilleurs sont soit devant, soit éliminés par l’impitoyable pente du Kuonisbaergli. Un écart particulier doit le satisfaire : il n’a perdu que 1 sec 33/100 sur son compatriote Stephan Eberharter, qu’il méprise. L’usurpateur qui a pris la place de numéro 1 laissée vacante. Herminator semble redevenu humain. « J’ai été bien accueilli par les autres concurrents, le public », ajoute-t-il. Adelboden a rassemblé 17 500 spectateurs, un record pour l’épreuve hors week-end. Son compatriote Hans Knauss, vainqueur surprise du jour, ne tarit pas d’éloges sur le grand revenant. « Je le considère comme l’un des plus grands skieurs de tous les temps », dit-il. Le Norvégien Kjetil-André Aamodt est persuadé qu’il reviendra au premier plan, « mais plutôt l’année prochaine, grâce à son caractère bien trempé ». Le triple vainqueur de la Coupe du monde, lui, veut rattraper le temps. En accord avec ses entraîneurs, il a décidé de participer aux deux entraînements, aujourd’hui et demain, en vue des descentes du Lauberhorn de Wengen, la course la plus longue de la saison. Maier saura alors s’il peut encore espérer participer aux Mondiaux de Saint-Moritz, en février.
Le skieur autrichien Hermann Maier n’a rien perdu des réflexes éprouvés devant les caméras de télévision qui l’encerclaient hier après la première manche du slalom géant d’Adelboden, où il vient d’effectuer sa rentrée après une saison et demie d’absence pour blessure. Il sourit et réajuste d’un geste entendu sa casquette, qui pèse un million d’euros, avec les noms de parraineurs affichés sur la visière et les côtés. « Non, je n’étais pas nerveux. Mais pas assez concentré, pas assez prêt mentalement. Prendre le départ, c’était quelque chose de nouveau pour moi. Je n’avais plus l’habitude », entame le triple vainqueur de la Coupe du monde de ski alpin, victime d’un grave accident de moto le 24 août 2001. « Pour arriver au niveau qui était le mien il y a deux ans, il faut que je fasse des...