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Quand Claude Simonet s’accroche...

Claude Simonet, président de la Fédération française de football (FFF), a confié hier qu’il n’avait pas songé à démissionner au plus fort de la tourmente qui a agité l’équipe de France après le Mondial. « J’ai été saoulé de coups, j’ai préféré rester calme. Je n’ai pas songé à démissionner. J’ai courbé l’échine. Chacun sait que ce n’est pas Claude Simonet qui a gagné la Coupe du monde 1998, ni le championnat d’Europe 2000. Alors est-ce vraiment Claude Simonet qui a perdu en Corée ? », s’interroge-t-il. « Certains ont comparé ma situation à celle de Jean Fournet-Fayard en 1993. Mais lui avait démissionné après un échec dans les qualifications à la Coupe du monde 1994, la catastrophe de Furiani et l’affaire VA-OM. Moi on pouvait seulement me reprocher un échec au premier tour du Mondial 2002. Seul le conseil fédéral aurait pu me demander de démissionner. Il ne l’a pas fait. Une démission de ma propre initiative aurait été un aveu de culpabilité. Je vous l’ai dit : je ne me sentais pas coupable. » Claude Simonet s’est également expliqué sur le désormais célèbre repas et la non moins fameuse bouteille de romanée-conti dégustée en Corée au soir de la défaite de la France contre le Sénégal, lors du match d’ouverture. « Dans la commande de vin, quelqu’un s’est trompé dans les conversions, une bouteille était chère. Ce n’est pas ma faute. Au moment de l’addition, on a fait mettre la note sur la chambre du président, ce qui était normal », justifie-t-il. Le président de la FFF évoque aussi le cas de Roger Lemerre et la gestion de son départ du poste de sélectionneur, à peine deux mois après que son contrat eut été renouvelé pour deux ans. Lemerre « a fait le bon choix » « Le cas Lemerre, on ne l’a pas mal géré. On avait prolongé son contrat avant l’Asie pour qu’il n’y aille pas le couteau sous la gorge. Ce qui s’est passé après... C’est aux hommes de savoir se comporter. C’était à Roger de choisir », affirme-t-il. « J’ai essayé de le convaincre qu’il ne pouvait pas rester. Il pouvait donc considérer que c’était une rupture de contrat. Moi, il fallait que je lui fasse comprendre que c’était une séparation, qui méritait un traitement courtois et amiable. Il avait la peur du lendemain. Sa vie au sein de la direction technique à laquelle il était également lié par contrat aurait été difficile. Il a fait le bon choix. » Claude Simonet estime par ailleurs que l’élimination de huit clubs de Ligue 1 au premier tour de la Coupe de France n’est pas significative d’une baisse du niveau de l’élite mais plutôt d’un resserrement de ce niveau. « C’est la magie de la Coupe de France. Les amateurs trouvent là l’occasion de se confronter aux professionnels. Et sur une rencontre... S’il y a plus de surprises qu’avant, c’est que le système de formation à la française porte ses fruits à tous les niveaux », dit-il. « Les clubs ont tous des éducateurs. Et puis en DH (division d’honneur), et même en district, on s’entraîne plusieurs fois par semaine. Il y a un rétrécissement inévitable de l’échelle des valeurs. » En revanche, son discours sur le parcours européen des clubs de l’élite se veut nettement plus tranchant. « Il est vrai que le comportement en Coupe d’Europe n’est pas à la hauteur des ambitions affichées par les dirigeants de clubs. On aurait pu rêver mieux, notamment en Ligue des champions », dit-il. « C’est une question de mentalité, un complexe de supériorité, une incapacité à être présent dans les grands rendez-vous. Tout le monde a pu le constater. »
Claude Simonet, président de la Fédération française de football (FFF), a confié hier qu’il n’avait pas songé à démissionner au plus fort de la tourmente qui a agité l’équipe de France après le Mondial. « J’ai été saoulé de coups, j’ai préféré rester calme. Je n’ai pas songé à démissionner. J’ai courbé l’échine. Chacun sait que ce n’est pas Claude Simonet qui a gagné la Coupe du monde 1998, ni le championnat d’Europe 2000. Alors est-ce vraiment Claude Simonet qui a perdu en Corée ? », s’interroge-t-il. « Certains ont comparé ma situation à celle de Jean Fournet-Fayard en 1993. Mais lui avait démissionné après un échec dans les qualifications à la Coupe du monde 1994, la catastrophe de Furiani et l’affaire VA-OM. Moi on pouvait seulement me reprocher un échec au premier tour du...