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Actualités - Chronologie

Philippines L'armée bombarde à nouveau les rebelles de Jolo

Le ministre turc de la Défense, Sabahattin Cakmakoglu, a annoncé que les contrats d’armements entre la Turquie et les États-Unis pâtiraient de l’adoption au Congrès américain d’un texte reconnaissant le génocide arménien. «Si ce projet de résolution est adopté à la Chambre des représentants (...) je peux d’ores et déjà dire que les projets d’armements entre les deux pays en seront affectés», a-t-il dit à la chaîne de télévision d’information NTV. «Nous menons des négociations sur certains projets», a-t-il précisé. La commission des relations internationales du Congrès a adopté mardi une résolution reconnaissant que les massacres d’Arméniens perpétrés entre 1915 et 1923 sous l’empire ottoman étaient un génocide, malgré les mises en garde d’Ankara sur les répercussions négatives qu’aurait l’adoption d’un tel texte. La Turquie, avec la plus grande armée en nombre au sein de l’Otan après celle des États-Unis, son plus important fournisseur d’armes et allié stratégique, entend dépenser quelque 150 milliards de dollars sur les 30 prochaines années pour moderniser son armée. La Turquie a annoncé en juillet qu’elle entamait des négociations «en priorité» avec la firme américaine Bell-Textron pour l’achat éventuel de 145 hélicoptères d’attaque pour un montant d’environ quatre milliards de dollars. Le consortium russo-israélien Kamov-IAI brigue aussi ce contrat. Outre celui des hélicoptères, son autre grand projet est la production commune d’un millier de chars pour un montant de 7 milliards de dollars pour son armée de terre. Cinq firmes, dont celle américaine, General Dynamics (États-Unis) pour l’Abrams MIA2, ont été retenues. Plusieurs autres projets moins importants sont en cours avec des firmes américaines. Le ministre turc a en outre souligné que la Turquie pourrait «limiter» l’activité de l’aviation américaine déployée sur la base turque d’Incirlik (sud), d’où ils décollent pour bombarder le nord de l’Irak dans le cadre de «Northern Watch». Cette force surveille la zone d’exclusion de vol imposée à l’aviation irakienne au nord du 36e parallèle, composée essentiellement d’avions britanniques et américains. Ces derniers bombardent régulièrement le nord de l’Irak en réponse à des tirs de l’artillerie irakienne, qui ne reconnaît pas cette zone d’exclusion imposée depuis la fin de la guerre du Golfe en 1991. Le Parlement turc a menacé de ne plus reconduire, comme il le fait tous les six mois, le mandat de Northern Watch, si la Chambre reconnaissait le génocide arménien. «Nous pouvons également aussi revoir notre politique dans le Golfe», a ajouté M. Cakmakoglu, sans d’autre précision. Selon les Arméniens, 1,5 million d’Arméniens ont été tués en 1915, alors que la Turquie parle de 300 000 à 500 000. Ankara refuse catégoriquement le terme de génocide et met en avant que des dizaines de milliers de Turcs ont également péri dans ce que la Turquie décrit comme la guerre civile des dernières années de l’empire ottoman.
Le ministre turc de la Défense, Sabahattin Cakmakoglu, a annoncé que les contrats d’armements entre la Turquie et les États-Unis pâtiraient de l’adoption au Congrès américain d’un texte reconnaissant le génocide arménien. «Si ce projet de résolution est adopté à la Chambre des représentants (...) je peux d’ores et déjà dire que les projets d’armements entre les deux pays en seront affectés», a-t-il dit à la chaîne de télévision d’information NTV. «Nous menons des négociations sur certains projets», a-t-il précisé. La commission des relations internationales du Congrès a adopté mardi une résolution reconnaissant que les massacres d’Arméniens perpétrés entre 1915 et 1923 sous l’empire ottoman étaient un génocide, malgré les mises en garde d’Ankara sur les répercussions négatives...