À l’initiative de la banque Bemo et du cabinet de consultants CDS, un séminaire a été organisé, hier, sur le campus de l’École supérieure des affaires. De nombreux hommes d’affaires libanais ont assisté à ces réunions portant sur le thème de la restructuration nécessaire des grandes entreprises libanaises, pour que celles-ci puissent participer au nouveau marché de la mondialisation. Dans son mot de bienvenue, M. Roger Ourset, directeur général de l’Esa, a rappelé que l’institution qu’il dirige a précisément pour objectif de former les cadres supérieurs du secteur privé libanais. «Le succès de cet enseignement a d’ailleurs prouvé que les responsables d’entreprises libanais sont parfaitement conscients de l’enjeu de la mondialisation et de l’emprise des changements sur les sociétés libanaises elles-mêmes», a déclaré M. Ourset. M. Henri Obegi, président de la Bemo, mais aussi représentant de groupes internationaux aussi importants que Henkel, a insisté sur l’urgence d’une réorganisation qui doit être globale et non uniquement le fait de quelques entités au Liban. Forts de ces introductions, les différents orateurs de la journée ont développé plusieurs thèmes. M. Georges Hatem, directeur du CDS et principal animateur de cette journée, a expliqué largement les phénomènes issus de la mondialisation. La globalisation des marchés a, en effet, entraîné un important mouvement de rapprochements et de fusions d’entreprises à travers le monde, mais aussi une accentuation de l’internationalisation de ces entreprises. Ainsi, les derniers chiffres du commerce mondial ont prouvé que les 3/4 du chiffre d’affaires global des entreprises sont effectués dans d’autres pays que celui du siège des sociétés. L’objectif des multinationales n’est plus uniquement le développement de leur CA, ni même une délocalisation forcenée ; il tient dans l’occupation du «terrain» 24h /24h ! Ainsi, IBM est capable de maintenir une «veille» grâce aux relais établis entre ses établissements de Pékin, Seattle, d’Inde et d’ailleurs. Outre ces explications, M. Hatem a développé l’identification, dans l’entreprise, des moyens de réforme, les procédures nécessaires, les freins possibles aux changements et les avantages de la globalisation et de ces restructurations applicables au monde libanais des entreprises. Si, globalement, les Libanais sont très ouverts aux nouvelles technologies et aux changements, la mentalité dans les entreprises et le manque de volonté de travail en équipe seraient, selon l’orateur, encore des freins importants aux réformes préconisées lors de cette journée. Pourtant, cette fois, les animateurs des sessions ont indiqué qu’il y allait de la survie de la plupart des grandes entreprises du Liban. Pour exemple, MM. Antoine Wakim, président de la SNA, et Jean-Pierre de Montalivet, directeur de Henkel-France, ont présenté les grandes lignes des programmes de restructuration qu’ils ont induits dans leurs entreprises. Réformes particulièrement importantes pour la compagnie nationale d’assurance SNA qui lui a permis une association avec l’un des plus grands groupes européens dans son domaine. Non moins intéressante, l’expérience du groupe Henkel a été le symbole d’une «révolution» annoncée dans le secteur des biens de consommation, en fonction des nouveaux moyens d’information du consommateur.
Veuillez vous connecter pour visualiser les résultats À l’initiative de la banque Bemo et du cabinet de consultants CDS, un séminaire a été organisé, hier, sur le campus de l’École supérieure des affaires. De nombreux hommes d’affaires libanais ont assisté à ces réunions portant sur le thème de la restructuration nécessaire des grandes entreprises libanaises, pour que celles-ci puissent participer au nouveau marché de la mondialisation. Dans son mot de bienvenue, M. Roger Ourset, directeur général de l’Esa, a rappelé que l’institution qu’il dirige a précisément pour objectif de former les cadres supérieurs du secteur privé libanais. «Le succès de cet enseignement a d’ailleurs prouvé que les responsables d’entreprises libanais sont parfaitement conscients de l’enjeu de la mondialisation et de l’emprise des changements sur les sociétés libanaises...