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Actualités - Chronologie

Philippines L'armée bombarde Jolo de tracts exigeant la reddition des rebelles

Les deux prétendants à la Maison-Blanche, le républicain George W. Bush et le démocrate Al Gore, ont croisé le fer mardi dans leur premier duel télévisé, opposant leurs projets d’avenir et s’en prenant vivement aux propositions de l’adversaire. Se faisant face à quelques mètres de distance, les deux hommes, chacun vêtu d’un même costume sombre et d’une cravate rouge, ont immédiatement ferraillé sur les sujets dominants de la campagne présidentielle, des excédents budgétaires en passant par les programmes en faveur des personnes âgées, la crise pétrolière ou les impôts. «Il est important que l’on résiste à la tentation de gaspiller les excédents budgétaires», a lancé le vice-président Al Gore, qui était le premier à intervenir, en visant les projets de réduction des impôts du gouverneur du Texas, qui favorisaient selon M. Gore «1 % des plus riches». La réplique de Bush n’a pas tardé : «Vous avez eu votre chance, vice-président. Vous avez été (au pouvoir) depuis huit ans et rien n’a été fait», a-t-il affirmé, en ajoutant que les projets économiques de Gore «augmenteraient de façon dramatique le poids du gouvernement» fédéral. Après des mois de duel à distance, la confrontation télévisée entre les deux candidats à la succession de Bill Clinton était d’autant plus importante que la course à la présidence apparaît comme l’une des plus disputées depuis des décennies, selon les sondages. Le débat de mardi s’est déroulé à l’université du Massachusetts à Boston (nord-est) et revêtait à ce titre une importance particulière, alors qu’ils essayent chacun de faire la différence, à 35 jours du scrutin du 7 novembre. Al Gore, 52 ans, qui s’est présenté comme le défenseur des classes moyennes, a appelé les Américains à faire un «choix responsable... pour jouir d’une prospérité durable». Son rival républicain, revendiquant ses origines texanes pour se démarquer du microcosme politique de Washington, s’est attaché à réclamer un «changement», en dénonçant «les occasions manquées» pendant huit années au pouvoir des démocrates. Le gouverneur du Texas, 54 ans, a accusé son adversaire de tenter «d’effrayer les électeurs» en dénaturant ses propositions en matière sociale et en citant des «chiffres bidons». «C’est un homme qui avance de beaux chiffres. Il parle de chiffres. Je commence à penser qu’il n’a pas seulement inventé l’Internet, mais a inventé aussi la calculatrice», a-t-il ironisé. «Nous pouvons mieux faire. Le temps est venu d’un nouveau départ après cette période de cynisme», a indiqué M. Bush à la fin du débat, en se disant «déçu» par le comportement de son adversaire notamment pour ses activités passées en matière de financement électoral. «Nous devrions nous attaquer aux problèmes du pays et ne pas nous attaquer», a répondu Al Gore. «Je suis mon propre maître», a dit le vice-président pour se distancer de son mentor Bill Clinton. Les deux candidats à la présidentielle se sont également accrochés sur la crise pétrolière, l’avortement, l’éducation ou les retraites. Coupant M. Bush à plusieurs reprises, M. Gore a paru agacé des réponses de son adversaire, levant les yeux au ciel, poussant des soupirs. Parmi les rares sujets d’entente, la Yougoslavie a figuré au premier plan, chacun appelant au départ du président Slobodan Milosevic et se prononçant contre une intervention militaire américaine. Le débat, qui a duré une heure et demie, se tenait dans un gymnase sur le campus de l’université du Massachusetts où quelques centaines de spectateurs, triés sur le volet, avaient été conviés. Les deux candidats s’affronteront à nouveau lors de deux autres débats télévisés les 11 et 17 octobre. Plusieurs dizaines de millions de téléspectateurs américains – jusqu’à 75 millions selon les instituts de sondage – avaient l’intention de regarder le débat. MM. Bush et Gore se tenaient debout, derrière des pupitres de la même hauteur, sur une scène dominant une salle tapissée de bleu. Leurs épouses respectives, Laura et Tipper, étaient dans la salle. Quelques centaines de manifestants s’étaient massés en début de soirée aux abords de l’université, tandis que le candidat du parti des Verts, Ralph Nader, exclu du débat, a été refoulé à l’entrée du campus.
Les deux prétendants à la Maison-Blanche, le républicain George W. Bush et le démocrate Al Gore, ont croisé le fer mardi dans leur premier duel télévisé, opposant leurs projets d’avenir et s’en prenant vivement aux propositions de l’adversaire. Se faisant face à quelques mètres de distance, les deux hommes, chacun vêtu d’un même costume sombre et d’une cravate rouge, ont immédiatement ferraillé sur les sujets dominants de la campagne présidentielle, des excédents budgétaires en passant par les programmes en faveur des personnes âgées, la crise pétrolière ou les impôts. «Il est important que l’on résiste à la tentation de gaspiller les excédents budgétaires», a lancé le vice-président Al Gore, qui était le premier à intervenir, en visant les projets de réduction des impôts du gouverneur du...