Le chef de l’État indonésien Abdurrahman Wahid a annoncé hier qu’il ne gracierait pas le plus jeune fils de l’ex-président Suharto, Tommy, condamné à 18 mois de prison dans une affaire de corruption. Cette annonce rend de plus en plus inéluctable la mise en détention de Tommy, un richissime homme d’affaires de 37 ans, perçu par nombre d’Indonésiens comme un symbole du népotisme du régime Suharto. «Non, non», a répondu M. Wahid à des journalistes qui lui demandaient s’il accorderait sa grâce. «Il sera difficile de lui accorder la clémence, laissons la loi décider», a ajouté le président. La décision de placer Tommy en détention pourrait cependant prendre encore du temps, selon les autorités. La justice a suspendu l’exécution de la mise en détention quand Tommy a demandé mardi une grâce présidentielle, en reconnaissant sa culpabilité. C’est la première fois qu’un membre de la famille de Suharto, contraint à la démission en mai 1998 après 32 années au pouvoir, reconnaissait sa culpabilité dans une affaire de corruption. Le procureur général du tribunal de Djakarta a indiqué que Tommy pourrait être placé en détention si M. Wahid notifiait, par écrit, son refus d’accorder la grâce. M. Wahid avait violemment mis en cause le mois dernier Tommy, l’accusant d’être impliqué dans une récente série d’attentats à la bombe à Djakarta. La police a interrogé Tommy le mois dernier, mais a déclaré ne pas avoir de preuves de son implication et a évoqué la piste des séparatistes du Mouvement Aceh libre (GAM) qui veulent créer un État islamique dans la province d’Aceh. Mais de nombreux responsables indonésiens affirment que des partisans de Suharto et des militaires seraient impliqués dans ces attaques. Un tribunal avait abandonné, il y a une semaine, les accusations de corruption contre Suharto, 79 ans, qui a été déclaré inapte à être jugé par une équipe de médecins. Cette décision, que M. Wahid a ouvertement critiqué en mettant en cause la probité des juges, avait provoqué de violentes manifestations à Djakarta. De nombreux analystes ont mis en garde contre le risque de nouvelles violences si Tommy était gracié.
Le chef de l’État indonésien Abdurrahman Wahid a annoncé hier qu’il ne gracierait pas le plus jeune fils de l’ex-président Suharto, Tommy, condamné à 18 mois de prison dans une affaire de corruption. Cette annonce rend de plus en plus inéluctable la mise en détention de Tommy, un richissime homme d’affaires de 37 ans, perçu par nombre d’Indonésiens comme un symbole du népotisme du régime Suharto. «Non, non», a répondu M. Wahid à des journalistes qui lui demandaient s’il accorderait sa grâce. «Il sera difficile de lui accorder la clémence, laissons la loi décider», a ajouté le président. La décision de placer Tommy en détention pourrait cependant prendre encore du temps, selon les autorités. La justice a suspendu l’exécution de la mise en détention quand Tommy a demandé mardi une grâce...
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