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Actualités - Chronologie

Russie Washington fait état de persécutions religieuses

L’inculpation de Slobodan Milosevic par le Tribunal pénal international (TPI) apparaît de plus en plus comme un obstacle à une résolution rapide de la crise yougoslave, car elle prive le maître de Belgrade, mais aussi les Occidentaux d’une porte de sortie. Le tabou d’un arrangement ou d’une immunité en faveur du président yougoslave a été levé hier par le rapporteur spécial de l’Onu pour les droits de l’homme dans les Balkans, le Tchèque Jiri Dienstbier. «Le seul arrangement possible, et ce qui est le plus important pour M. Milosevic, c’est qu’il soit assuré d’être à l’abri de poursuites et de ne pas passer le restant de ses jours dans une prison quelconque», a-t-il déclaré sur la BBC. Pour Jiri Dienstbier, comme pour beaucoup d’experts, son inculpation pour crimes de guerre ne peut que pousser Slobodan Milosevic à s’accrocher au pouvoir et à s’entêter dans l’épreuve de force qu’il livre à son opposition et aux Occidentaux. Il est difficile d’imaginer que le président yougoslave quitte son pays sans la garantie qu’il ne sera pas inquiété. Mais les États-Unis, suivis plus timidement par les Européens, l’ont prévenu qu’il ne devait s’attendre à aucune mansuétude. Washington a appelé la Russie à l’arrêter s’il acceptait l’invitation à se rendre à Moscou dans le cadre d’une médiation proposée par le président Vladimir Poutine. «Il existe un acte d’accusation du Tribunal pénal international qui appelle tous les pays à remettre Milosevic à La Haye (siège du tribunal), y compris la Russie, c’est très clair», a déclaré le porte-parole du département d’État américain Philip Reeker. Soucieuse de ne pas faire de surenchère sur cette question délicate, la France, présidente en exercice de l’Union européenne, s’est contentée d’indiquer mercredi que «la situation juridique est claire». Le porte-parole du ministère français des Affaires étrangères a renvoyé à la réaction du chef de la diplomatie Hubert Védrine qui avait approuvé lundi à Paris les propos de son homologue américaine Madeleine Albright. «Milosevic est un criminel de guerre ; il relève du TPI de La Haye», avait déclaré cette dernière. Les Occidentaux sont conscients qu’une immunité négociée avec Slobodan Milosevic ruinerait la crédibilité du TPI sur l’ex-Yougoslavie et une bonne partie des efforts pour instaurer une véritable justice internationale. Un porte-parole du tribunal de La Haye a jugé «extrêmement dérangeants» les propos de Jiri Dienstbier. Européens et Américains se retrouvent singulièrement dépourvus d’arguments ou de moyens de pression pour obtenir du président yougoslave qu’il accepte sa défaite électorale face à son adversaire de l’opposition, Vojislav Kostunica. D’autant que ce dernier ne reconnaît pas le TPI et a annoncé qu’arrivé au pouvoir, il ne livrerait pas Slobodan Milosevic. «Il faut se préparer à soutenir, longtemps s’il le faut, cette opposition démocratique», reconnaissait mardi Hubert Védrine. Mais ce long soutien pourrait révéler la fragilité du front à peu près uni qu’Américains, Européens, et dans une certaine mesure Russes, sont parvenus à préserver depuis l’élection yougoslave du 24 septembre. La difficulté à réunir les ministres des Affaires étrangères du groupe de contact sur l’ex-Yougoslavie – États-Unis, Russie, France, Grande-Bretagne, Allemagne, Italie – semble traduire l’impossibilité d’aligner totalement les positions entre Moscou et les Occidentaux. Des dissonances commencent aussi à apparaître au sein de l’Union européenne. Presque au même moment mardi, Néerlandais et Français prenaient des positions presque radicalement opposées sur le second tour de scrutin que le pouvoir de Belgrade veut organiser dimanche prochain. Pendant que le chef de la diplomatie néerlandaise Jozias Van Aartsen jugeait inutile un boycottage du second tour, Hubert Védrine le jugeait d’ores et déjà nul et non avenu.
L’inculpation de Slobodan Milosevic par le Tribunal pénal international (TPI) apparaît de plus en plus comme un obstacle à une résolution rapide de la crise yougoslave, car elle prive le maître de Belgrade, mais aussi les Occidentaux d’une porte de sortie. Le tabou d’un arrangement ou d’une immunité en faveur du président yougoslave a été levé hier par le rapporteur spécial de l’Onu pour les droits de l’homme dans les Balkans, le Tchèque Jiri Dienstbier. «Le seul arrangement possible, et ce qui est le plus important pour M. Milosevic, c’est qu’il soit assuré d’être à l’abri de poursuites et de ne pas passer le restant de ses jours dans une prison quelconque», a-t-il déclaré sur la BBC. Pour Jiri Dienstbier, comme pour beaucoup d’experts, son inculpation pour crimes de guerre ne peut que pousser...