Des milliers de personnes, dont le président cubain Fidel Castro et l’ancien président américain Jimmy Carter, se sont rendues hier aux funérailles d’État en l’honneur de l’ancien Premier ministre canadien Pierre Elliott Trudeau. C’est sous un ciel brumeux et un temps clément que les gens ont convergé vers la basilique Notre-Dame, dans le quartier historique du Vieux-Montréal, pour rendre un dernier hommage au 15e Premier ministre du Canada, décédé jeudi dernier des suites d’un cancer de la prostate à l’âge de 80 ans. Les funérailles d’État venaient ainsi couronner cinq jours de deuil national pour l’une des figures déterminantes de l’histoire politique canadienne. Nancy Lee, Montréalaise bilingue de 41 ans, a dit que la mort de Trudeau représentait la fin d’une époque au Canada. «Pour une anglophone comme moi qui ai grandi au Québec, il nous a donné une certaine confiance que nous avions toujours notre place au Québec et au Canada», a-t-elle dit à l’extérieur de la basilique. «C’est notre dernière occasion de lui rendre hommage, mais tout ce qu’il a fait va rester. Il nous a quitté trop tôt», a dit Nathalie Zakaib. Lundi, environ 15 000 personnes ont patienté pour se recueillir quelques secondes devant le cercueil de Trudeau, recouvert d’un drapeau canadien, exposé en chapelle ardente à l’hôtel de ville de Montréal. Castro était de ceux qui s’y sont présentés, se dirigeant directement à l’hôtel de ville lundi soir après son vol depuis Cuba. Il est silencieusement demeuré debout devant la dépouille, la tête légèrement inclinée. Le président cubain avait déjà transmis ses sympathies au Premier ministre Jean Chrétien par le biais d’une lettre et a aussi décrété trois jours de deuil sur l’île antillaise. Des responsables canadiens ont indiqué que Castro rencontrerait probablement Chrétien et le ministre des Affaires étrangères, Lloyd Axworthy, aux funérailles ou plus tard dans la journée, mais qu’aucune discussion diplomatique officielle n’était prévue. Castro était du nombre des 21 porteurs honoraires de cercueil pour les funérailles d’hier, accompagné notamment de l’ex-président américain Jimmy Carter, du poète et compositeur montréalais Leonard Cohen et du leader spirituel de la communauté musulmane ismaïlienne Karim Aga Khan, qui devaient marcher derrière la dépouille, transportée par une garde d’honneur de la Gendarmerie royale du Canada. Le prince Andrew d’Angleterre et l’ex-Premier ministre français Raymond Barre étaient aussi du nombre des représentants dignitaires attendus.
Des milliers de personnes, dont le président cubain Fidel Castro et l’ancien président américain Jimmy Carter, se sont rendues hier aux funérailles d’État en l’honneur de l’ancien Premier ministre canadien Pierre Elliott Trudeau. C’est sous un ciel brumeux et un temps clément que les gens ont convergé vers la basilique Notre-Dame, dans le quartier historique du Vieux-Montréal, pour rendre un dernier hommage au 15e Premier ministre du Canada, décédé jeudi dernier des suites d’un cancer de la prostate à l’âge de 80 ans. Les funérailles d’État venaient ainsi couronner cinq jours de deuil national pour l’une des figures déterminantes de l’histoire politique canadienne. Nancy Lee, Montréalaise bilingue de 41 ans, a dit que la mort de Trudeau représentait la fin d’une époque au Canada. «Pour une...
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