Rechercher
Rechercher

Actualités - Chronologie

Règles de message et filtres

Le lancement des indices Euronext 100 et Next 150 par le tout nouveau marché boursier Euronext, né de la fusion des places de Paris, Amsterdam et Bruxelles, fait sans grand tapage contrairement à la fusion des trois places, laisse les analystes plutôt sceptiques. «Là, vous m’apprenez quelque chose», s’exclame un analyste d’une grande société de Bourse française, interrogé sur le lancement lundi des nouveaux indices Euronext. «Euronext compte faire des indices Euronext ? Je n’étais pas au courant», ajoute-t-il. Parmi les analystes informés du lancement des deux indices vedettes du marché Euronext, la plupart se disent assez pessimistes quant à leur démarrage dans de bonnes conditions. «Quand on sait qu’Euronext est en discussion avec la place italienne, et probablement avec d’autres, il est possible que les indices soient remaniés dans les prochains mois», relève un opérateur parisien, ce qui pourrait dissuader les investisseurs à la recherche d’une référence stable. «Il n’y a pas de secrets, Euronext cherche à fusionner avec d’autres places, et donc les indices seraient caducs presque tout de suite», signale un autre spécialiste financier pour qui les investisseurs ne vont peut-être pas trop s’engager sur ces indices en attendant de voir la suite. Des discussions pourraient débuter «rapidement» entre Euronext et la Bourse de Milan, avait indiqué le 25 septembre le président du nouveau marché boursier, Jean-François Théodore. Par ailleurs, des rumeurs récurrentes prêtent à Euronext de nouvelles visées sur la Bourse de Londres (LSE), dont le projet de fusion concurrent avec Francfort a échoué. Les indices Euronext ne servent pas non plus de support aux produits dérivés (contrats à terme et options négociables) sur les marchés à terme germano-suisse Eurex et britannique Liffe, ont souligné des intervenants. «Si on n’est pas coté sur Eurex en tant qu’indice, on n’a aucune chance», signale un analyste. «C’est là où se traitent 80 % de tous les dérivés sur les indices», explique le même analyste. Les banques françaises, néerlandaises et belges devraient tout de même avoir tendance a privilégier les OPCVM (Organismes de placement collectif en valeurs mobilières) fondés sur les indices Euronext plutôt que sur les indices Euro Stoxx, selon les analystes. «Ces indices font quand même partie de notre patrimoine boursier», indique un opérateur. Les transactions transfrontalières entre Paris, Bruxelles et Amsterdam ne devant commencer que l’année prochaine, les habitudes des investisseurs ne devraient pas changer au point d’avoir besoin de nouveaux indices pour représenter l’activité combinée du marché. Les deux nouveaux indices Euronext, où les sociétés françaises se taillent la part du lion, avec 63 d’entres elles dans l’indice Euronext 100 et 96 dans le Next 150, représentent les plus grosses capitalisations du marché Euronext.
Le lancement des indices Euronext 100 et Next 150 par le tout nouveau marché boursier Euronext, né de la fusion des places de Paris, Amsterdam et Bruxelles, fait sans grand tapage contrairement à la fusion des trois places, laisse les analystes plutôt sceptiques. «Là, vous m’apprenez quelque chose», s’exclame un analyste d’une grande société de Bourse française, interrogé sur le lancement lundi des nouveaux indices Euronext. «Euronext compte faire des indices Euronext ? Je n’étais pas au courant», ajoute-t-il. Parmi les analystes informés du lancement des deux indices vedettes du marché Euronext, la plupart se disent assez pessimistes quant à leur démarrage dans de bonnes conditions. «Quand on sait qu’Euronext est en discussion avec la place italienne, et probablement avec d’autres, il est possible que les...