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Actualités - Chronologie

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La Cnuced a relevé «l’explosion des fusions-acquisitions» en l’an 2000 dans le monde, en avertissant que certaines prises de contrôle de sociétés par des multinationales peuvent «équivaloir à une recolonisation». Dans son rapport annuel sur l’investissement direct dans le monde, la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) étudie l’impact «à double tranchant» des fusions et acquisitions transnationales sur les économies nationales. Le volume de l’investissement étranger direct (IED) devrait dépasser un trillion de dollars en 2000, soit une croissance de +15 %, alors que celle-ci s’était ralentie dans les années 1997/99, pour différentes raisons parmi lesquelles «l’énorme instabilité» que la crise asiatique a entraînée. «Un marché mondial des entreprises, comme si c’étaient des marchandises, est en formation», a noté devant la presse le secrétaire général de la Cnuced, Rubens Ricupero, citant l’auteur principal du rapport, Karl Sauvant. À l’heure de la mondialisation, «le désir de prospérer et de survivre est devenu le principal moteur stratégique de l’accélération fiévreuse des fusions-acquisitions», relève le rapport : l’an dernier, 109 opérations ont dépassé 1 milliard de dollars, ce qui implique souvent des restructurations douloureuses d’entreprises. Rubens Ricupero a estimé que les vraies fusions «sont moins de 3 %» de ce que l’on regroupe sous la catégorie «fusions-acquisitions». «Même dans ces 3 %, certaines sont des prises de contrôle déguisées», a-t-il dit. Selon lui, les investissements en installations nouvelles, les «greenfield investments» apportent bien plus aux pays en développement en terme de développement et d’emploi que les fusions-acquisitions par les multinationales. Les acquisitions étrangères, note le rapport, sont parfois accompagnées par des mises au chômage, des fermetures d’usines et conduisent à une domination du marché local qui réduit la saine concurrence. La capacité de développement de l’entreprenariat local est menacée, quand, par exemple, des secteurs entiers comme les banques tombent sous contrôle étranger. Dans des industries comme les médias et les loisirs, les fusions et acquisitions «peuvent menacer l’identité et la culture nationale», affirme la Cnuced. Elle estime que «le transfert de propriété d’entreprises importantes dans des mains étrangères peut être vu comme portant atteinte à la souveraineté et équivalant à une recolonisation». Les IED restent la principale source de financement extérieur pour nombre de pays en développement, s’avérant plus stable que les prêts bancaires et les investissements de portefeuille. Le rapport souligne à quel point les gouvernements partout dans le monde tentent de les attirer, ouvrant leurs économies aux flux d’échange, de technologie, d’information, d’investissement et de ressources financières. 90 % de ces mouvements d’investissement direct surviennent cependant entre pays développés.
La Cnuced a relevé «l’explosion des fusions-acquisitions» en l’an 2000 dans le monde, en avertissant que certaines prises de contrôle de sociétés par des multinationales peuvent «équivaloir à une recolonisation». Dans son rapport annuel sur l’investissement direct dans le monde, la Conférence des Nations unies sur le commerce et le développement (Cnuced) étudie l’impact «à double tranchant» des fusions et acquisitions transnationales sur les économies nationales. Le volume de l’investissement étranger direct (IED) devrait dépasser un trillion de dollars en 2000, soit une croissance de +15 %, alors que celle-ci s’était ralentie dans les années 1997/99, pour différentes raisons parmi lesquelles «l’énorme instabilité» que la crise asiatique a entraînée. «Un marché mondial des entreprises, comme si...