Plus fiable et plus flexible : le «tag» ou «étiquette intelligente» est en passe de détrôner le code-barre, assurent les sociétés françaises Air Liquide et Gemplus, qui viennent de lancer un joint-venture dans le domaine. Une puce de la taille d’un demi-ongle, entourée d’un fil de fer long de quelques centimètres qui fait office d’antenne : il n’en faut pas plus au «tag» pour contenir toute la vie d’un produit. Agissant comme un mini-radioémetteur, il communique en un éclair à la caisse d’un supermarché l’ensemble du contenu d’un caddy, tandis qu’il faut encore au code-barre qu’il soit lu, article par article, par le pistolet à infrarouge. Des tests réalisés il y a trois ans ont été concluants, selon Jean-Pierre Gloton, vice-président de Gemplus, leader mondial de la carte à puce. La société, basée à Gémenos (sud est de la France), a lancé Athelia Solutions, une entreprise commune chargée de développer le produit et détenue à égalité avec Air Liquide, numéro un mondial des gaz industriels. «Placé à l’oreille d’une vache dès sa naissance, le “tag” suivra la bête jusqu’à l’abattoir puis dans l’assiette du consommateur», explique Marc Lassus, président de Gemplus. Flexible, la nouvelle étiquette peut de plus recevoir de nouvelles informations à chaque étape de la vie du produit, comme le «cachet» du vétérinaire, explique Jean-Marc De Royère, directeur du pôle services chez Air Liquide. «L’Union européenne s’est déjà montrée intéressée» pour lutter contre la maladie de la vache folle, assure M. Lassus. Des blanchisseries ont adopté le système. La firme de luxe Louis Vuitton (groupe LVMH) y voit une arme contre la malfaçon. Et les producteurs de jambons espagnols l’utilisent pour certifier à leurs clients une provenance «d’origine». «Le potentiel du marché est considérable», lance Alain Joly, président d’Air Liquide sans se hasarder à des prévisions de chiffre d’affaires. «Si on ne remplaçait qu’1 à 2% des codes-barres, cela nous ferait déjà 100 à 200 millions de “tags” à fabriquer par jour», précise cependant M. Lassus.
Plus fiable et plus flexible : le «tag» ou «étiquette intelligente» est en passe de détrôner le code-barre, assurent les sociétés françaises Air Liquide et Gemplus, qui viennent de lancer un joint-venture dans le domaine. Une puce de la taille d’un demi-ongle, entourée d’un fil de fer long de quelques centimètres qui fait office d’antenne : il n’en faut pas plus au «tag» pour contenir toute la vie d’un produit. Agissant comme un mini-radioémetteur, il communique en un éclair à la caisse d’un supermarché l’ensemble du contenu d’un caddy, tandis qu’il faut encore au code-barre qu’il soit lu, article par article, par le pistolet à infrarouge. Des tests réalisés il y a trois ans ont été concluants, selon Jean-Pierre Gloton, vice-président de Gemplus, leader mondial de la carte à puce. La...
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