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Actualités - Chronologie

Allemagne La veuve d'Honecker fustige le triomphe du capitalisme

À moins de six semaines de l’élection présidentielle américaine, l’avortement a resurgi dans la campagne sous la forme d’un petit comprimé blanc, la pilule abortive RU-486, transformée en enjeu politique. Les candidats à la Maison-Blanche, le démocrate Al Gore et le républicain George W. Bush, se sont emparés de l’autorisation jeudi dernier de mise sur le marché américain de cette pilule pour opposer leurs points de vue sur l’avortement. «Je soutiens fortement le droit des femmes à choisir. Je soutiens l’approbation donnée par la FDA», a déclaré Al Gore, invité de l’émission de Larry King sur la chaîne de télévision CNN. Le gouverneur républicain du Texas, George W. Bush, a pour sa part qualifié cette décision de «mauvaise» car elle favorise l’avortement «plutôt que de le rendre de plus en plus rare», selon un communiqué. L’Agence fédérale pour le contrôle des produits alimentaires et pharmaceutiques (FDA) a autorisé la mise sur le marché de la pilule abortive sous certaines conditions, une décision sévèrement critiquée par les opposants à l’avortement et immédiatement saluée par ses avocats. Car vingt-sept ans après l’arrêt historique de la Cour suprême qui avait légalisé l’interruption volontaire de grossesse, les États-Unis sont encore un des pays occidentaux où la question de l’avortement soulève un tel débat passionné et constitue un enjeu politique. «C’est une question capitale qui sera décidée le 7 novembre» lors de l’élection présidentielle, a d’ailleurs relevé M. Gore, en rappelant que le prochain président nommerait trois ou quatre nouveaux juges à la Cour suprême. Il a mis en garde contre un basculement de majorité et l’arrivée de juges de tendance conservatrice, qui pourraient revenir sur le droit à l’avortement si le républicain Bush est élu. M. Bush est opposé à l’avortement, sauf en cas de danger pour la vie de la mère, d’inceste et de viol, attestant d’une position plus modérée que nombre de ses partisans républicains et de la droite religieuse. Le candidat républicain, qui veut attirer à lui l’électorat centriste et le vote des femmes, a cependant jusqu’ici évité de s’étendre sur ce sujet dans sa campagne. Le président Bill Clinton s’était, quant à lui, félicité de la décision de la FDA, mais a «regretté qu’il y ait des membres de l’autre Parti (le Parti républicain, majoritaire au Congrès) qui cherchent à en faire une affaire politique». C’est Bill Clinton d’ailleurs qui, trois jours après son entrée en fonction en janvier 1993, avait souhaité la mise en place de tests sur le «mifépriston» (RU-486), ce qu’avait refusé par exemple son prédécesseur, l’ancien président George Bush, le père de l’actuel candidat républicain. L’entrée sur le marché américain de la pilule abortive représente le deuxième échec important en quelques mois pour les groupes opposés à l’avortement. Fin juin, le Cour suprême avait en effet infligé une défaite à ces organisations, en annulant une loi de l’État du Nebraska (centre) qui interdisait une méthode d’avortement tardive très controversée, dite de «naissance partielle». L’arrêt de la Cour suprême était le premier sur la question depuis 1992.
À moins de six semaines de l’élection présidentielle américaine, l’avortement a resurgi dans la campagne sous la forme d’un petit comprimé blanc, la pilule abortive RU-486, transformée en enjeu politique. Les candidats à la Maison-Blanche, le démocrate Al Gore et le républicain George W. Bush, se sont emparés de l’autorisation jeudi dernier de mise sur le marché américain de cette pilule pour opposer leurs points de vue sur l’avortement. «Je soutiens fortement le droit des femmes à choisir. Je soutiens l’approbation donnée par la FDA», a déclaré Al Gore, invité de l’émission de Larry King sur la chaîne de télévision CNN. Le gouverneur républicain du Texas, George W. Bush, a pour sa part qualifié cette décision de «mauvaise» car elle favorise l’avortement «plutôt que de le rendre de plus en...