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Actualités - Chronologie

La fin de campagne étouffée par l'affaire Méry

Le référendum sur le quinquennat est intervenu hier dans un climat politique plus dominé par les accusations posthumes du financier Jean-Claude Méry contre le président français Jacques Chirac que par la réduction du mandat du président de la République de sept à cinq ans. La campagne avait pris fin comme elle avait commencé, éclipsée par les soubresauts d’une actualité politique intense depuis la fin août, de la démission du ministre de l’Intérieur Jean-Pierre Chevènement à l’envolée du prix des carburants. Aucun élan n’a ainsi pu modifier l’état d’esprit des Français que révélaient les premières enquêtes d’opinion au début de l’été : favorables à 80 % au quinquennat, mais étrangers à une question purement institutionnelle, sans prise directe sur leur vie quotidienne. Le débat s’est révélé très terne et a davantage tourné autour de l’avenir des référendums, dans l’hypothèse où les électeurs ignoreraient massivement les urnes, que sur le quinquennat lui-même. Le chef de l’État a ainsi fondé la plupart de ses interventions, depuis l’annonce du référendum le 7 juillet, sur la nécessité de recourir plus souvent, sans les «dramatiser», à ce type de consultation populaire. À l’inverse, le premier secrétaire du Parti socialiste, François Hollande, a reproché au chef de l’État de n’avoir pas «solennisé» le référendum ni «précisé les enjeux de la consultation». Le principal partisan du «non» – extrême droite mise à part –, l’ancien ministre de l’Intérieur Charles Pasqua, gaulliste en dissidence, est l’un des rares hommes politiques à avoir axé sa campagne sur la réforme proposée, qui s’inscrit selon lui dans un abandon progressif des principes de la Ve République. La discussion sur les avantages et inconvénients du quinquennat est restée pour l’essentiel confinée au cercle des constitutionnalistes et politologues, très partagés, notamment sur ses conséquences pour la cohabitation entre un président et un gouvernement d’une autre tendance politique. Pour les uns, la concomitance des mandats du chef de l’État et des députés, tous élus pour cinq ans, réduira les risques de cohabitation et permettra d’éviter un changement de majorité tous les deux ou trois ans, comme cela est régulièrement arrivé depuis 1986. Pour les autres, le quinquennat accentuera à l’excès le poids du président de la République dans les institutions, sans pour autant offrir une garantie absolue contre l’élection, la même année, d’un président et d’une assemblée antagonistes, avec à la clef une nouvelle cohabitation.
Le référendum sur le quinquennat est intervenu hier dans un climat politique plus dominé par les accusations posthumes du financier Jean-Claude Méry contre le président français Jacques Chirac que par la réduction du mandat du président de la République de sept à cinq ans. La campagne avait pris fin comme elle avait commencé, éclipsée par les soubresauts d’une actualité politique intense depuis la fin août, de la démission du ministre de l’Intérieur Jean-Pierre Chevènement à l’envolée du prix des carburants. Aucun élan n’a ainsi pu modifier l’état d’esprit des Français que révélaient les premières enquêtes d’opinion au début de l’été : favorables à 80 % au quinquennat, mais étrangers à une question purement institutionnelle, sans prise directe sur leur vie quotidienne. Le débat s’est...