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Actualités - Chronologie

L'aviron français dans la super-élite

L’aviron français, qui a retrouvé sa place dans l’élite à partir de 1993 et ses trois titres mondiaux, est entré dans la super-élite avec deux médailles d’or à Sydney. La France n’avait plus touché de médaille d’or depuis les Jeux d’Helsinki en 1952. Elle en a enlevé deux d’un coup ce qui ne lui était jamais arrivé. «Cela a été des jeux exceptionnels. Pas d’or depuis 48 ans. Nous avions obtenu 4 médailles à Atlanta, une d’argent et trois debronze pour quatre bateaux en finale. Ici nos trois bateaux en finale ont été médaillés mais il y a deux or. C’est un grand bonheur pour l’aviron français», commentait Yannick Le Saux. Au bilan des médailles, la France pointe en 4e position. Sur une flotte de neuf bateaux, trois sont médaillés, six ont couru en finales B (places 7 à 12) et huit bateaux sur 9 ont le statut de finaliste olympique (classement dans les 8 premiers). Le virage du XIXe siècle est donc bien pris, mais l’avenir pas pour autant radieux. «Depuis dix ans nous avons retrouvé un haut niveau compétitif mais le secteur féminin n’a pas remplacé des filles comme Hélène Cortin et Christine Gosse. Il y a des opportunités à saisir dans le sport féminin qui se développe partout. Nous avons échoué dans la formation d’un huit. Le secteur du couple doit être renforcé», analyse Le Saux. Fin octobre La grosse satisfaction aura été le secteur des poids légers avec une médaille d’or du quatre sans barreur et une médaille de bronze du deux couple. La Fédération francaise d’aviron (FFSA) a su en effet parfaitement prendre le train de poids légers qui ne sont arrivés au Jeux olympiques qu’en 1996. La pointe se porte également bien avec l’or de Rolland et Andrieux même si le quatre sans barreur, argenté à Atlanta et seulement vainqueur de la finale B a un peu déçu. «Il y a eu des blessures d’éléments-clés comme Vecten et Ronflard», note Le Saux. Nous allons devoir faire le bilan des ces jeux, analyser nos points faibles et définir en compagnie des élus un programme quadriennal pour viser un grand objectif. C’est fin octobre que les décisions seront prises, annonce Le Saux. Eberhard Mund va dans le même sens. «Il va falloir faire une bonne analyse pour créer les conditions de la réussite», déclare le sorcier sans lequel le redressement spectaculaire opéré depuis sa venue il y a dix ans n’aurait pas eu lieu. Mund se défend d’être un homme providentiel, mais la question se pose à tous, l’avenir se fera-t-il avec ou sans l’entraîneur allemand qui fêtera ses soixante ans le 1er octobre? «C’est à lui de nous dire ce qu’il souhaite», précise Le Saux. «Avec ou sans Mund ce n’est pas la question, répond l’intéressé. Il faut définir un programme et s’y tenir». En même temps que sera défini ce futur programme on devrait connaître la place qui lui sera réservée.
L’aviron français, qui a retrouvé sa place dans l’élite à partir de 1993 et ses trois titres mondiaux, est entré dans la super-élite avec deux médailles d’or à Sydney. La France n’avait plus touché de médaille d’or depuis les Jeux d’Helsinki en 1952. Elle en a enlevé deux d’un coup ce qui ne lui était jamais arrivé. «Cela a été des jeux exceptionnels. Pas d’or depuis 48 ans. Nous avions obtenu 4 médailles à Atlanta, une d’argent et trois debronze pour quatre bateaux en finale. Ici nos trois bateaux en finale ont été médaillés mais il y a deux or. C’est un grand bonheur pour l’aviron français», commentait Yannick Le Saux. Au bilan des médailles, la France pointe en 4e position. Sur une flotte de neuf bateaux, trois sont médaillés, six ont couru en finales B (places 7 à 12) et huit bateaux...